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de Jacques Derrida

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Derrida, la circoncision                     Derrida, la circoncision
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Circonfession", Ed : Seuil, 1991, p176

 

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Et s'il y avait dans la circoncision un désir inhibé de meurtre d'enfant?

   
   
   
               
                       

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(...) "Si vous saviez, G., mon expérience de la prière, vous sauriez tout, vous qui savez tout, vous me diriez à qui les adresser, Et où seraient-elles allées ces prières si nombreuses, si fréquentes, ininterrompues? Nulle part, si ce n'est près de toi [Saint Augustin, Confessions, V, IX,, 17], et vous me diriez pourquoi je m'intéresse à ce qui, au fond, au fond de moi, décrit justement le "sans-intérêt", ce dont je ne suis, dont "je" n'est que le détournement, à savoir le crime supposé que j'appelle circoncision, et "le rôle de la mère dans la circoncision car si celle qui désire, parfois commet la circoncision, compose avec le désir inhibé du meurtre d'enfant, elle est bien dans la position d'obséquence (Glas, avec ses circoncisions, guillotines, incisions, tatouages encore illisibles), figure sans figure, figurante armée qui n'assiste plus chez nous à l'opération qu'elle délègue maintenant après l'avoir effectuée jadis" (Cahiers sur la circoncision, 1-1-77), et je cherche à me désintéresser de moi pour me soustraire à la mort" (...).

La circoncision est une mort pour l'enfant, une petite mort. C'est la mère qui désire ce meurtre, le délègue et parfois le commet (comme Tsiporah dans la bible). Derrida, en tant que dernier des juifs [le dernier dans sa lignée puisqu'il a épousé une non-juive], a cherché à se soustraire à la mort [pour que se prolonge ce judaïsme qu'il a abandonné sans l'abandonner]. Il l'a fait par l'écriture, sur l'écran/écrin de la circoncision. Est-ce une confession de sa part? Il l'avoue sans l'avouer, car s'il est le signataire de ces lignes, il ne prétend pas signer en son nom [C'est ce qu'il dit dans Epoché and Faith, p29]. Pourtant le texte a une structure de confession. Si la confession n'est pas réflexive (il ne "se" confesse pas), c'est qu'il confesse l'autre, les autres - en l'occurrence, sa mère, Esther (dont il se trouve qu'au moment (février 1990) où il relit ses carnets de 1977 elle ne peut plus ni l'entendre ni lui répondre), et il tente de vivre, ici et maintenant, cette "mort de moi". Se désintéresser de moi, c'est une façon de se soustraire à la mort, et c'est aussi une façon de se rapprocher de ce rien auquel, dans la prière, il s'adresse en secret. L'enfant mort, ce n'est pas (ou pas seulement) une analyse de la circoncision en général, c'est lui-même avec son "propre" désir de mort.

 

 

En parlant du désir de meurtre maternel Derrida omet, une fois de plus, celui du père, car c'est bien lui, le père, qui est représenté par le mohel (circonciseur), c'est bien lui qui est menacé par la survenue d'un nouveau monde, son fils [Il omet aussi un désir de castrer auquel il faisait pourtant allusion dans Glas], c'est bien lui qui, représenté par le parrain, Elie, l'oncle de Jacques, pourrait le lâcher, le laisser tomber pendant l'opération (p182) - un père qui abandonne son fils au pire moment.

 


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