Derrida
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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la Cabale                     Derrida, la Cabale
Sources (*) : La pensée derridienne : ce qui s'en restitue               La pensée derridienne : ce qui s'en restitue
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée le 13 décembre 2005 Derrida, sa Cabale cachée

[Derrida, la Cabale]

Derrida, sa Cabale cachée Autres renvois :
   

La Cabale cachée de Jacques Derrida

   

Derrida, le judaïsme

   
Orlolivre : comment ne pas étudier ? Orlolivre : comment ne pas étudier ?
Derrida, le judaïsme               Derrida, le judaïsme    
                       

1. Chronologie.

On ignore à quelle date Jacques Derrida a commencé à s'intéresser à la Cabale. C'était en tous cas avant l'âge de 40 ans recommandé par la tradition, puisqu'il la mentionne dès la première version de son texte La Dissémination, paru en 1969. On peut supposer qu'il a été très tôt un lecteur de Gershom Scholem dont l'un des ouvrages, Les grands courants de la mystique juive, a été traduit en français en 1950. Il a aussi lu le livre de David Biale, Gershom Scholem : Kabbalah and Counter-History, paru en 1979, comme en témoignent les extraits qui accompagnent la quatrième séance du séminaire 1986-87 sur le théologico-politique où un autre texte de Gershom Scholem, la lettre qu'il a adressée à Franz Rosenzweig en 1926, occupe une place essentielle. Cette lettre n'a été découverte par Stéphane Moses qu'en 1985, et Derrida a réagi immédiatement.

 

2. Thèmes.

La Cabale ouvre la possibilité d'affirmer un certain athéisme sans s'éloigner de la tora ni du judaïsme, Il lui arrive de l'évoquer assez directement :

- le Pardès, avec ses quatre niveaux de connaissance, il dit l'avoir dans le sang.

- depuis l'enfance, il s'adressait en imagination à un dieu juif (masculin); plus tard, athée, mieux informé de la tradition juive, il s'est adressé à la chekhina (féminine).

- la colonne des nombres - avec ses permutations - veille dans son présent le plus secret, son for intérieur.

- s'il y a création, ce n'est pas à partir du verbe, c'est ex nihilo, car la voix et le temps s'auto-produisent à partir de rien.

- le texte se génére par l'espacement, qui est une sorte de tsimtsoum généralisé.

- on peut lire la Cabale de façon athée, comme dissémination. Son centre [dieu] n'est alors plus une unicité, c'est un texte avec sa polysémie et sa multiplicité.

- la permutation des lettres est une autre logique comparable à l'orphisme, et aussi à l'écriture mallarméenne. Il arrive à Jacques Derrida de commenter les lettres hébraïques, sans s'éloigner de ce qu'en dit la tradition. Exemple : la lettre "vav".

- la question du nom de Dieu, inscrite ou greffée dans son nom, ne cesse de l'obséder.

Il lui arrive aussi de ne mentionner la Cabale que de manière implicite (en tous cas selon la lecture qu'en fait le scripteur, et qu'il appelle sa Cabale cachée).

 

 

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Propositions

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Le modèle quaternaire du discours paradisiaque de la "rationalité" juive (pshat - Remez - Drash - sod), "Je l'ai dans le sang"

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La dissémination passe par une colonne transparente, réfléchissante - phallus vidé de lui-même ou tour de Babel - où se joue le déplacement des marges

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Un retrait (tsimtsoum) maintient à jamais l'espacement qui génère le texte

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Jacques Derrida déconstruit, comme Aboulafia, le nom commun de dieu (Adonaï) pour laisser la dérive du nom suivre son cours (Yhvh)

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Lire la Cabale comme dissémination, c'est-à-dire de façon athée, c'est la réduire à sa textualité, en ruiner le centre hégémonique, en subvertir l'autorité comme l'unicité

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La permutation cabalistique des lettres, logique "intérieure supérieure", coopère à une explication orphique de la terre

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La conjonction "et", comme le "vav" hébraïque, introduit par avance l'"heteros" dans ce qu'elle conjoint

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A travers la figure du dieu juif (lui en moi), ma prière s'adresse à une présence divine ou chekhina (elle en moi) qui emplit l'espace dans lequel mon athéisme peut se déplacer

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Qu'en est-il de la voix et du temps? Tous deux reproduisent l'auto-affection pure, ce pur mouvement qui n'est engendré par rien, et dont on ne peut parler que par métaphore

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Jacques Derrida lit la Cabale comme elle n'a jamais cessé d'être lue : une sorte d'athéisme

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Le secret de Jacques Derrida, sa crypte, sa folie, c'est que dans sa signature est greffé le nom de Dieu

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