Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Orlœuvre, le nom donné à ce qu'il aura fallu faire                     Orlœuvre, le nom donné à ce qu'il aura fallu faire
Sources (*) : Orlolivre : À Derrida, comment ne pas répondre ?               Orlolivre : À Derrida, comment ne pas répondre ?
Pierre Delain - "Buées blanches sur le quai de l'Idve", Ed : Guilgal, 1988-2017, Page créée le 7 décembre 2005

[Orlœuvre, orlolivres, le nom donné à ce qu'il aura fallu faire]

   
   
   
                 
                       

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Dans Orlolivre il y a Hors, pour dire une certaine extériorité à ce qui sert de point de départ, de squelette (puisqu'il s'agit d'un mort) : les très nombreux textes et interventions qui restent attachés à ce à quoi Jacques Derrida attachait tant d'importance, sa signature. D'après le dictionnaire, le mot squelette est emprunté au latin sceletus, "corps desséché, momie". C'est ce qui reste d'un vertébré, sa "charpente osseuse", après sa mort. Si dans chaque orlolivre, je prends appui sur son texte, je prends soin de le relire, de le résumer au risque de le paraphraser parfois, de le trahir ou de le mésinterpréter, c'est pour me situer en ce lieu, l'après. Après est aussi un mot issu du latin : Empr. au b. lat. adpressum « près de, proche de (domaine spatial, avec idée d'oppression) », lui-même composé de ad « à » et pressum, part. passé employé adverbialement « comprimé, serré » (près*); le sens du b. lat. explique que l'on trouve après au sens de « proche de » aux XIIe et XIIIes. Adpressum supplante en gallo-roman l'adv. class. post en s'étendant dès l'orig. au domaine temporel. Se situer après, ce n'est pas seulement l'idée d'une postériorité ou d'une postérité, c'est l'idée d'une proximité excessive dont il faut se défaire. Il y a dans après une connotation d'opposition : "après quoi", c'est en venir à autre chose, "après tout", c'est aussi changer d'avis. On ne peut pas venir après sans préserver le proche, le presser, le comprimer, en imprimer la trace, après quoi ou plutôt après qui il est temps de frayer d'autres chemins. L'orlolivre joue sur cette ambiguité. C'est un jeu.

Il y a de la réécriture, et aussi de l'interpolation. Empr. au lat.interpolatio « action de changer çà et là », en b. lat. « altération, erreur ». Interpoler, c'est insérer par erreur ou par fraude un mot, une phrase, dans un texte. L'orlolivre ne craint ni l'erreur ni la fraude, il les prend comme une source de réécriture, de dissémination. Je n'emploie pas ici le mot de fidélité un peu trop galvaudé dans ce domaine. Je ne suis ni un fidèle ni infidèle, j'écris après ce qui a été signé d'un certain nom, et c'est déjà beaucoup, peut-être beaucoup trop.

Une des particularités de l'interpolation orlovienne qui la situe du côté du Hors, c'est qu'elle porte le plus souvent sur le cinéma. Derrida aimait les films, il a lui-même été filmé et il a un peu écrit sur le cinéma, mais presque jamais il n'a commenté des films en particulier (il y a, bien sûr, des exceptions). C'est une sorte de point aveugle de son œuvre, peut-être nécessaire au sens de ce qu'il a nommé l'hypothèse de la vue dans Mémoires d'aveugle. Sans un certain temps d'aveuglement, il n'y a pas d'écriture possible. Pour écrire après lui, il faut bien s'attacher à ce qui l'aura aveuglé - ce qui n'exclut pas bien sûr d'autres aveuglements.

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Propositions

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[(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)] (Essais de clinique déconstructive)

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[Littérature et cinéma : ces films que Jacques Derrida aura laissés à d'autres]

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[Essai sur l'inscription du hors-livre]

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Suspendu à l'événement d'un "Viens", pas encore affecté ou déjà plus (Je m'---), le "Je" va vers ce qu'il appelle : un "Je mort"

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La théologie négative adresse à l'ami l'injonction ultime : il faut qu'en naissant de rien et en tendant vers le rien, il vienne à l'être, il se fasse écriture

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L'Orloeuvre est la fidèle descendante du livre, dont elle fait fructifier l'héritage dans l'univers des réseaux

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Blanchot ne cède pas à la théologie négative : il répond au rien par une parole adressée à l'inconnu, un "projet d'écrire"

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[Et il faut collecter, accueillir, porter - au risque de la trahison ou du plagiat]

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[(Ce qui s'écrit, ne se dit pas)]

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"Buées blanches sur le quai de l'Idve" (Pierre Delain, 1988-2017) [MQi]

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[Pierre Delain : il aura bien fallu qu'"il" signe de ce "nom"]

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Qui est le scripteur de l'Orlœuvre?

- Le scripteur : On peut présenter l'Orloeuvre comme une tâche. Il faut que je l'écrive, je dois le faire. Mais pourquoi? Pourquoi se donner à soi-même cette tâche d'écriture? Tant de gens désirent écrire, tant de gens ressentent cette poussée, sans pouvoir résister. Pourquoi? Je vais prendre la question sous un angle qui peut paraître étrange. Dans ce monde sécularisé, athéisé, nous ne vivons plus sous l'autorité d'une présence mais dans l'approche inquiétante ou effrayante d'une absence, d'un vide, qui ne nous demande et ne nous répond rien. L'Orloeuvre, c'est prendre la suite de ceux qui ne sont pas restés muets, qui se sont impliqués dans un "je m'" (je m'affecte), qui ont fait venir, en oeuvrant, cet autre auquel ils ont dit "Viens" (je m'écris). Il faut qu'en naissant de rien et en tendant vers le rien, ils viennent à l'être, ils se fassent écriture. On pourrait en nommer plus d'un, qui n'ont pas cédé à la tentation de théologiser cette absence.

- Ouzza : On peut aussi présenter l'Orloeuvre comme un projet. Définition du Larousse : Ce qu'on a l'intention de faire. Qu'avons-nous l'intention de faire? Laisser le texte s'écrire, ne l'aliéner à aucune intention préalable. Allons donc! Un projet, justement, c'est une intention! Eh oui. Mais l'Orloeuvre n'est qu'un canevas au service d'une productivité imprévisible au scripteur. C'est un projet qui ne projette rien. Laissons-le s'écrire, et nous verrons. Si l'on en croit les syntagmes associés par le Trésor de la Langue Française au mot "projet", ce n'est pas sans risque : Arrêter, caresser, déranger, dévoiler, entreprendre, mûrir, nourrir, poursuivre, réaliser un projet; projet qui avorte, qui craque (fam.), qui échoue, reste en plan (fam.), en suspens; projet chimérique, impraticable, insensé, irréalisable, pédagogique, professionnel, raisonnable, sérieux; projet d'investissement, d'aménagement; projet de résolution; projet de lettre, de livre, de vacances, de mariage, de travail, de voyage; laisser à l'état de projet; mettre un projet au frigidaire; chef, ingénieur de projet.

- Le scripteur : Le titre global est : MQi - Méditations pour l'autre sur le Quai de l'Idve. Où se trouve ce quai? A Paris, en un lieu fictif - mais le texte, lui, n'est pas fictif. Le scripteur non plus. Il poursuit la tâche qu'il s'est assignée.

 


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