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Cinéloft : En laissant se faire le retrait                     Cinéloft : En laissant se faire le retrait
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Nata Tsvirka - "Les spirales du retrait", Ed : Guilgal, 2007-2017, Page créée le 6 septembre 1998

[(Cinéloft) : En laissant se faire le retrait]

   
   
   
                 
                       

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--- Comme telle, l'expérience cinématographique est déjà un retrait. Il suffit d'entrer dans une salle de cinéma, d'éteindre la lumière, de rester immobile quelques minutes, et, comme le montre Christian Metz dans Le signifiant imaginaire, nous tombons dans une sorte de petit sommeil qui suspend notre jugement, efface notre personnalité habituelle et nous coupe de tout rapport de pouvoir. Le film exige du spectateur qu'il renonce à la souveraineté de son moi, à son monde habituel, à ses désirs et même à ses fantasmes personnels. Ce second retrait redouble le retrait inaugural qui a remplacé une scène réelle, avec ses acteurs et ses décors, par une image projetée sur l'écran. Définitivement détruite, cette scène conserve une certaine forme de présence qui est celle de l'objet retiré, à laquelle se mesure une autre présence atténuée, celle du regardeur.

- (Nata) : Il arrive que ce dispositif de cinéma se manifeste dans le contenu même du film. Dans sa vidéo, Sleep well, Jean-Luc Nancy ne se réveille que pour plonger dans une autre sorte de sommeil où Je me suis endormi peut s'interpréter comme : Je me suis retiré, voire : Je suis mort. Omniprésente au cinéma, la mort tient est aussi l'insistance du retrait.

--- Ce n'est pas seulement vous qui vous coupez du film, c'est le film lui-même qui se coupe de vous. Personne ne peut se le réapproprier, ni le réalisateur, ni le spectateur, ni l'acteur, etc. Il y a toujours du hors-champ, du non-dit, de l'incomplétude.

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Propositions

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Immobile et muet, le spectateur de cinéma est en situation de "petit sommeil"

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Le cinéma suppose un double retrait : 1/ L'objet filmé 2/ la personne du spectateur

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[Le cinéma est un art de la soustraction, du retrait, de l'"understatement", de l'incomplétude]

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Un film est un art de la coupure : ce qu'il "fait", c'est qu'on ne puisse pas se réapproprier cette chose-là, qui n'apparaît qu'à l'autre

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"Sleep well" (Jean-Luc Nancy, 2018) - Seul un vivant peut dire : "Je suis mort"

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Le signifiant imaginaire - Psychanalyse et cinéma (Christian Metz, 1977) [SI]

 


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