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Derrida, l'Europe                     Derrida, l'Europe
Sources (*) : Derrida, notre époque               Derrida, notre époque
Jacques Derrida - "L'autre cap", Ed : Minuit, 1991, pp22-23

 

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Et il faut préférer l'incalculable, l'anéconomique

Dans sa constitution même, l'Europe répond de l'absolument nouveau, le nouveau attendu comme tel, au risque du pire

Et il faut préférer l'incalculable, l'anéconomique
   
   
   
Derrida, le mal radical Derrida, le mal radical
               
                       

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Il y a, dans ce qui fait l'identité de l'Europe, sa culture, sa constitution, un paradoxe.

a- D'un côté, il y a en elle, dans son acte de naissance, une exigence d'ouverture au changement de cap. Il faut qu'il puisse y avoir toujours du nouveau. Cette exigence n'est pas nouvelle, elle est même très vieille, aussi vieille que son histoire. Elle se pose encore et toujours, "comme toujours". On pourrait dire que sa responsabilité, qui est de refuser l'exclusion, de s'ouvrir à l'autre, c'est elle-même, c'est son être. "L'Europe serait, de façon constitutive, cette responsabilité même" écrit Derrida sous forme de question (p22), en insistant sur cette dimension de l'être comme tel. S'il y avait une identité de l'Europe, elle serait porteuse de cette responsabilité.

b- Cette permanence de la promesse implique-t-elle que l'irruption du nouveau est illusoire, répétitive? Pas nécessairement répond Derrida. Ce qui arrive aujourd'hui, c'est que cette très vieille question du changement de cap, de "l'autre cap", se pose de façon absolument nouvelle, non pas nouvelle "comme toujours" mais nouvellement nouvelle (p22). Ce qui est constamment ressenti comme possible, il se pourrait que cela arrive. Il se pourrait que le nouveau finisse par émerger.

c- Mais ne soyons pas naïfs, l'irruption du nouveau, quand elle est attendue comme telle, risque de produire non pas le meilleur, mais le pire. Au titre du nouveau, on peut justifier les violences, le racisme et la xénophobie (p13), on peut imposer un sinistre "ordre nouveau" (pp18, 23), avec son cortège de rhétorique et de démagogie. Le nouveau abrite aussi, parfois, le mal radical.

 

 

Jacques Derrida écrit un peu après 1989, au moment de la réunification de l'Europe. Ce qui la rassemble, à ce moment, ce serait ce cap paradoxal : la promesse d'une identité comme différence à soi. "L'histoire suppose aussi que le cap ne soit pas donné, identifiable d'avance et une fois pour toutes" (p23). Si l'autre cap était l'attente de l'unicité de l'autre, ce ne serait pas l'autre. Il faudrait qu'il soit imprévisible, inanticipable, non-maîtrisable, etc., qu'on n'en ait pas encore la mémoire. La mémoire de l'Europe, c'est qu'elle anticipe cela, elle anticipe l'inanticipable. C'est sa façon de garder le cap.

 


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