Derrida
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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le sujet, le moi                     Derrida, le sujet, le moi
Sources (*) : La déconstruction, contre elle - même?               La déconstruction, contre elle - même?
Jacob Rogozinski - "Cryptes de Derrida", Ed : Lignes Ed., 2014, pp74, 80

 

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Le moi résiste à son effacement; sa restance préserve un "trait = X" pré-subjectif, pré-individuel, une marque qui donne lieu à la singularité d'un ego qui peut dire "je"

   
   
   
               
                       

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Jacob Rogozinski s'interroge sur le rapport entre d'une part ce que Jacques Derrida dit du moi - son effacement dans l'écriture, sa destitution, sa disparition dans la réitération de la trace et d'autre part ce qu'il fait par ses écrits [ou par son oeuvre] : une prolifération excessive du "je", un envahissement par la signature ou le nom propre. Quoiqu'en dise sa théorie de l'écriture, le "je" reste, il est ce qui reste, une restance qui survit au "je suis mort". Comment interpréter cette survivance du "je"? Elle n'a, selon Rogozinski, rien de circonstanciel, elle est ancrée en un "point-source qui se maintient à travers ses réitérations et ses altérations" (p75), un "moi qui persiste et signe par-delà la mort", un ego originel. Dans Glas, la signature et les traces idiomatiques de noms propres insistent. Il n'y aurait, sans cela, pas de texte, pas d'écriture consistante, pas de monde ni d'histoire possibles. Ce moi est disséminé, précaire, il s'expose à l'autre, il oscille entre appropriation et expropriation, mais lui seul peut "proférer un oui, un viens, un me voici" (p79).

Quel est ce "trait = X" dont parle Rogozinski, à la fois secret et singulier? C'est une marque qui s'auto-affecte, qui ne se confond ni avec le "moi-même", ni avec le "sujet" ni avec le "soi" mais leur donne lieu, une sorte d'archi-trait partiel, toujours sur le point de se décomposer. C'est ici que Rogozinski se dissocie de la déconstruction. Il faut bien, selon lui, un arrêt, une limite qui borne le jeu infini de la trace.

 

 

La signature et le nom renvoient à une marque inaugurale, un trait, un signe ambigu, une trace, un point-source de l'énonciation qui résiste à l'effacement. Cette trace renvoie-t-elle à un moi vivant? La réponse de Jacob Rogozinski, qui prend le contre-pied de celle de Derrida, est positive. En effet, selon que l'énoncé "Je suis mort" est proféré par un vivant, par un agonisant ou par un mort (si l'on suppose que cela est possible), il peut être vrai ou faux, une vérité ou un mensonge, un énoncé sensé ou privé de signification. En conséquence, toujours selon Rogozinski (p91), Derrida "a échoué à déconstruire l'ego : malgré ses efforts, il n'est pas parvenu à réduire le noyau vivant du moi". "Je" n'est pas un mot arbitraire, il est indicatif et reste relié à son référent. L'ego cogito est donc indéconstructible, il résiste à toute réduction. Même quand il est écrit, le "je" n'est pas impersonnel et anonyme : "je me survis à moi-même", écrit Rogozinski (p92) [et l'on doit donc supposer qu'il y a, dans la trace de ce "je", quelque chose du moi vivant de Rogozinski]. "Cette même écriture qui est le faire-part de ma mort est aussi l'annonce de ma résurrection".

 


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