| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Image militante, spectacle | Image militante, spectacle |
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| Source (livre) : |
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Jacques Rancière | Jacques Rancière |
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Jacques Rancière - "Le spectateur émancipé", Ed : La Fabrique, 2008, p94 - |
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Le fil de l'Orloeuvre | [L'usage militant de l'image relève du même régime de visibilité que celui qu'elle dénonce] |
Le fil de l'Orloeuvre |
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L'image militante joue sur la duplicité et l'ambiguité. La petite vietnamienne nue qui hurlait sur la route au-devant des soldats américains provoquait la révolte, mais elles fascinait aussi. De nombreux artistes ont voulu confronter les images de douleur et de mort à la joie de vivre des pays occidentaux. Ces collages montrent une réalité intolérable. Ils en attestent, tout en témoignant de la duplicité qu'il y a à juxtaposer des réalités hétérogènes. En produisant des oeuvres, l'artiste pérennise le monde auquel il s'oppose. En exhibant la chose montrée, il l'annule, il en fait un spectacle. Il y a une dimension critique dans ce régime de visibilité, mais c'est une critique convenue, consensuelle. Elle s'appuie sur le sentiment de culpabilité du spectateur réduit à l'impuissance. En démontrant que le spectateur, comme consommateur passif de marchandises, est lui-même coupable car inactif, cet art militant pose l'autorité d'une voix souveraine qui stigmatise une vie fausse, aliénée. Jacques Rancière l'oppose à ce qu'il appelle l'art critique, qui joue sur le dissensus dans le sensible même, c'est-à-dire dans l'art, et non pas sur une dénonciation qui apparaît elle-même comme un mirage.
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-------------- Propositions -------------- -Avec ses injonctions politico-publicitaires "I, We, You", Barbara Kruger force le regardeur à s'incorporer dans l'image -Une image qui montre en un seul spectacle l'apparence brillante et la réalité abjecte est intolérable car elle relève d'un régime d'exhibition universelle lui-même intolérable -L'artiste critique se propose toujours de produire le court-circuit et le clash qui révèlent le secret caché par l'exhibition des images -Une image qui incorpore la voix devient impérative -"Tu es une victime des règles par lesquelles tu vis" (Installation au musée Guggenheim de New York, Jenny Holzer, 1989) -L'art critique pérennise un monde où la transformation des choses en signes redouble l'excès des interprétations et fait s'évanouir toute résistance des choses |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Ranciere ImageDenonce AA.BBB RanciereParcoursIM.LIM PlanSiteOU.LOU FD_ImageDenonce Rang = NRGenre = - |
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