| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Soutine, cri, invocation | Soutine, cri, invocation |
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| Source : | |||||||||||||||||
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- Huile sur toile 72,5 cm x 63,5 cm. Collection privée. |
Un cri s'élève et perturbe l'univers (Haïm Soutine, Les platanes à Céret, place de la Liberté, 1922) |
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Les paysages de Soutine semblent désorganisés, anarchiques. Ils sont entraînés par un souffle, une tempête imprévisibles. Mais ce n'est qu'une première impression. Comme on le voit sur ce tableau, même si l'origine de la poussée reste inconnue, elle a une direction : le haut. Les arbres résistent, ils sont déformés, étirés jusqu'à l'infini (dans d'autres cas, ils rougeoient, ils flambent, comme les platanes de la place de la Liberté). Aussi inharmonique que possible, le tableau est le lieu d'une terrible tension. Plus encore que les personnages (souvent muets, bousculés, jetés dans l'espace), ce sont les objets qui souffrent et qui crient : terre, maisons, arbres, ciel. Le cri n'est pas psychologique, il provient des fondements. Ce qui se répand dans le tableau n'est pas la voix (comme chez Klee/Kandinsky) ni le son pur (Mondrian), ni le chant (symbolistes genre Toorop), c'est le cri (comme chez Munch). C'est un cri désubjectivé, sans source précise, sans que la source de l'angoisse ou du désespoir ne soit indiquée (contrairement à celui de Munch). Il s'exprime dans l'espace réel, charnel (terre, carcasses). Il a une couleur (contrastée, avec une marque rouge). Il déclenche une tempête dans l'espace. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Soutine SoutineArtCri FE.LFE Q.cri Rang = OSoutine |
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