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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Derrida, l'écriture | Derrida, l'écriture |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Jacques Derrida - "De la grammatologie", Ed : Minuit, 1967, p381 | L'écriture rature la présence du propre dans la parole |
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Pourquoi Rousseau hésite-t-il à produire une théorie de l'écriture? Parce qu'il tient à préserver la parole, il tient au propre qui selon lui précède le langage. Le propre, c'est-à-dire le plus naturel de l'humain, est dans le cri, l'accentuation des voyelles, la passion, la figure métaphorique. Pour le situer à l'origine des langues, il faut rabaisser l'écriture en la considérant comme un simple supplément de la parole. La tradition, dans laquelle Rousseau est à l'aise, oriente dans ce sens, tandis que la modernité fera l'inverse en privilégiant la lettre ou l'écrit. |
Pour Derrida, ce n'est pas le propre qui est à l'origine, c'est l'effacement du propre, son oblitération. |
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