| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Pluricité de l'image | Pluricité de l'image |
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| Source : |
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L'impératif | L'impératif |
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| Achille Vanzetti - "Résister à dire", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 23 août 1996 | Toute image désigne un lieu à partir duquel une voix commande |
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Version 1 (2002) : Toute voix vient de quelque part. Est-ce qu'on peut imaginer une voix qui ne vienne de nulle part? Certainement pas. Ecouter, c'est d'abord analyser d'où vient le bruit. Nos oreilles sont particulièrement bien outillées pour cette tâche, et je pense que notre cerveau a servi au départ essentiellement à ça, localiser les bruits. Il n'y a pas que l'oreille, il y a aussi l'oeil, la vision, qui contribue à cette tâche. Si je vois, ce n'est pas que pour voir, c'est aussi pour m'aider à entendre; et chaque image contribue à la solution de cette énigme immémorale : doù vient la voix?, une énigme qui touche aux questions les plus insolubles de notre origine humaine. Dès qu'une voix est située quelque part, en un lieu, on a l'impression qu'elle nous commande. C'est comme ça : la voix est liée au pouvoir. |
Version 2 (1996) : Toute voix vient de quelque part. Cest, pour lêtre humain, une évidence. Je naurai pas le culot de contester cette évidence, ni même laudace de vouloir en faire larchéologie. Je prendrai cela comme un fait, et jen déroulerai quelques conséquences. On peut partir dun vécu. Quand vous ne vous y attendez pas, une voix vous fait sursauter. Que se passe-t-il? Quest-ce qui vient me déranger? Qui a produit ce son? Doù vient-il? Pourquoi? Vastes questions. La première réaction est celle du cerveau. Cest, si lon veut, la réaction la plus archaïque. Elle consiste en une extraordinaire aptitude à localiser les voix. Cette aptitude repose, si je ne me trompe, sur une minime différence de parcours entre loreille droite et loreille gauche. Grâce à elle, nous sommes capables de donner une première solution, spatiale, à la question de lorigine. Mais, on sen doute, cela ne suffit pas pour répondre à la question plus complexe (et toujours nécessairement un peu métaphysique) : doù vient la voix? Quest ce qui va mettre devant moi une obligation que je vais devoir remplir? La question se pose immédiatement, elle est inhérente à la voix. Il nest pas si évident quune voix trouve la force den désigner une autre. Pourquoi ne se désignerait-elle pas elle-même? Pourquoi y a-t-il cette loi universelle, selon laquelle toute voix, je dis bien toute, en désigne une autre qui la dépasse et la commande? Parce quil existe une force immense, incoercible et inéliminable. Cette force est la dette. Il y a toujours dissociation entre la voix entendue et la voix localisée. La voix entendue est celle que lauditeur désire entendre. Confondre la voix entendue et la voix localisée, cest supposer la voix autoréférentielle. Lorsque ce lieu est purement psychologique, Freud lui a donné le nom de surmoi. Sa principale caractéristique est quil porte la dette, il la concrétise. La dette est symbolisée dans le langage. Quand elle se désymbolise, elle devient davoir voix (surmoi), puis violence ou émotion brute. Le pouvoir désigne le lieu à partir duquel la voix commande. Quand il sagit du pouvoir, ce nest plus une voix, cest la voix. La simple force de la dette peut faire croire en lexistence dun lieu qui sappelle lorigine. Quand lorigine est localisée, elle devient une parenté, une filiation. Malgré cela, la voix erre dans le non-lieu. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Achille ProImage FI.GFF ProImperatifLI.OJJ Ue.image Rang = I |
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