Derrida
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Derrida, la raison                     Derrida, la raison
Sources (*) : Derrida, christianisme, latinisation               Derrida, christianisme, latinisation
Jacques Derrida - "Nationalité et nationalismes philosophiques : le théologico-politique", Ed : Non publié, 1986-1987, séance 2 p18

 

Spinoza (TTP) p146 -

Derrida, Spinoza

L'universalisation du sens de l'Ecriture, chez Spinoza, est une christianisation

Derrida, Spinoza
   
   
   
Derrida, la tora Derrida, la tora
               
                       

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De même qu'on ne peut interpréter la nature qu'à partir de la nature, on ne peut, selon Spinoza, connaître l'Ecriture sainte que par l'Ecriture elle-même, et elle seule, dans sa langue, l'hébreu, telle qu'elle a été écrite (TTP, chapitre VII) (voir ci-contre). Il faut (toujours selon Spinoza) considérer la signification des mots hébraïques, telle qu'elle a été transmise par la tradition juive, comme incorruptible, et la connaître parfaitement. On ne peut changer le sens des mots, leur donner un nouveau sens, car ce serait corrompre cette langue. Selon Derrida, cette valeur d'incorruptibilité de la langue est associée chez Spinoza à "un certain christianisme". Le sens de l'Ecriture, qui nous serait parvenu (selon Spinoza) sans corruption, est alors rapporté à la parole de Dieu, à une révélation, à des traits universels, élevés et intériorisés. Cette christianisation du judaïsme privilégie le contenu par rapport au nom. Ce qui est incorruptible n'est plus la lettre, qui peut toujours être interprétée différemment, mais le sens. Spinoza interprète les dix commandements dans un langage néo-testamentaire.

Extrait du chapitre XVII du Traité Théologico-Politique de Benedicto Spinoza (Garnier-Flammarion, p146).

 

 

A la fin de cette seconde séance du séminaire 1986-1987, Derrida signale l'ambiguité de la position de Lévinas par rapport à Spinoza. Dans un article intitulé Le cas Spinoza (in Difficile Liberté, p147, 1963), Lévinas cite la position de Jacob Gordin dans son texte Le cas Spinoza (même titre, publié en 1935, réédité dans Evidences, 1954). Citation de Jacob Gordin : "Spinoza a joué un rôle fatidique dans la décomposition de l'âme juive. Voilà 150 ans que la majeure partie des intellectuels juifs sont spirituellement malades et ce mal, dont l'un des symptômes, et non des moindres, est leur empoisonnement par Spinoza, ils le communiquent au peuple".

Citation de Lévinas : "Le judaïsme consiste plutôt à vouloir l'entente avec tous les hommes qui se rattachent à la morale. Il veut cette entente en premier lieu avec les chrétiens et les musulmans, nos voisins, nos compagnons en civilisation".

Lévinas justifie ensuite sa position par la culture philosophique grecque, en renvoyant au rationalisme de Platon et d'Aristote et non pas à la lettre juive.

Dans la critique de Spinoza, en privilégiant la lettre sur le sens, Jacques Derrida apparaît donc comme plus juif que Lévinas.

 


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