Derrida
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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

       
   
                   
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Séminaire "La bête et le souverain" Volume II (2002-2003)", Ed : Galilée, 2010, p225

Les pulsions, symptômes, fantasmes, entre conscient et inconscient, proviennent d'un "refoulement" indécidable, irréductible et à peine pensable

   
   
   
 
                 
                       

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Prenant pour exemple le "mourir vivant" de Robinson Crusoé, qui est selon lui un fantasme, Jacques Derrida analyse les concepts freudien de pulsion, fantasme, refoulement, symptôme. Là où, avant tout qui et tout quoi, avant toute identification, tout sujet, tout objet, ça pousse, innommable, sans pouvoir donner lieu à un nom, c'est la pulsion (Trieb). Derrida la rapproche du Walten heideggerien, cette force souveraine qui se commande et se forme elle-même. Fantasme est un mot obscur, compatible avec aucun concept philosophique et qui, même chez Freud, n'accède pas au statut de concept (p218). Il se situe dans le même lieu (sans lieu) que la pulsion, entre le psychique et le somatique, entre l'inconscient et le conscient, ubiquitaire et insituable. Aucune logique, aucune construction rigoureuse, ne permet d'en rendre compte. D'un côté, comme qualité, le fantasme est une expérience vécue, phénoménale, mais d'un autre côté, comme fait, il défie le sens et le bon sens. Cette pensée qui exclut la contradiction est impossible, inconcevable. Elle défie la temporalité, et pourtant il ne faut pas renoncer à la penser. L'audace de Freud, son courage, c'est d'oser dire que l'origine des fantasmes, leur provenance décisive pour le destin du sujet, est indécidable. Le fantasme ou le symptôme, c'est une chose qui n'est pas une chose, et qui se manifeste pourtant, qui apparaît.

Quant au refoulement, ce concept original et irréductible, il est à peine pensable (p225). Lui aussi indécidable, conscient et inconscient, il prend l'aspect d'une censure qui ne laisse passer entre les deux systèmes que des symptômes. Dans l'interprétation derridienne, ce mixte bâtard de conscient et d'inconscient est le lieu d'une difficulté irréductible : brouillage, aporie.

 


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