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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'aporie                     Derrida, l'aporie
Sources (*) : Derrida, Heidegger               Derrida, Heidegger
Jacques Derrida - "Apories - Mourir, s'attendre aux "limites de la vérité"", Ed : Galilée, 1996, pp62-64

 

Danse macabre (Otto Wirsching, 1915) -

Derrida, la mort

Si la distinction entre périr - où la vie s'arrête - et mourir - dont seul le Dasein peut témoigner - est compromise dans son principe, alors l'oeuvre de Heidegger chute dans l'aporie

Derrida, la mort
   
   
   
Derrida, la tora Derrida, la tora
               
                       

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Dans Sein und Zeit, Heidegger s'interroge sur une présupposition que partagent les savoirs et cultures de ce qu'il nomme le Dasein - savoirs biologiques, anthropologiques, théologiques ou autre. C'est que l'humain (Dasein), contrairement à l'animal, peut témoigner de la mort. Il peut en parler, en attester. Pour lui, la mort (der Tod) n'est pas simple terminaison, finitude, disparition, arrêt de la vie (Verenden, ici traduit par périr), c'est un mourir (sterben) qui lui est propre (eigentlich sterben) qui suppose une attestation (Bezeugung). Tout son projet repose sur cette distinction, cette frontière essentielle, centrale. Que se passe-t-il si cette distinction est brouillée, si l'on peut démontrer qu'elle ne tient pas la route? Dans cette hypothèse, selon Derrida, l'œuvre de Heidegger ne s'effondre pas, au contraire. L'événement que constitue cette œuvre ne disparaît pas, il devient aporétique. C'est cette transformation paradoxale qui en fait une œuvre digne de ce nom - une œuvre qui tient toujours, en dépît de Heidegger, pourrait-on dire, malgré et grâce à sa dimension aporétique. Son projet (l'analytique existentielle du Dasein) se dissocie de la logique, la phénoménologie ou la science dont il se réclame pour cheminer autrement dans la pensée et dans l'histoire. En faisant l'épreuve de l'aporie, c'est autre chose qui arrive.

 

 

Selon Heidegger, la différence infranchissable entre le Dasein et l'animal, le mortel et la bête, c'est que le premier fait l'épreuve de la mort en tant que telle (p69). Cette possibilité est liée à la parole. L'être dépourvu de parole ne peut que crever (périr).

Etudiant ce passage de Derrida, on ne peut s'empêcher de songer à ces versets de la bible : "Ensuite j'ai réfléchi à cette prétention des hommes d'être l'objet des préférences de Dieu, et j'ai vu que, considérés en eux-mêmes, ils sont comme les animaux. Car telle la destinée des fils d'Adam, telle la destinée des animaux. Leur condition est la même, la mort des uns est comme la mort des autres. Un même souffle les anime : la supériorité de l'homme sur l'animal est nulle, car tout est vanité." (L'Ecclésiaste, 3:18-19).

On lira ici un commentaire de ces versets, par le Zohar.

 


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