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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Dieu                     Derrida, Dieu
Sources (*) : Derrida, le sujet, le moi               Derrida, le sujet, le moi
Jacques Derrida - "Donner La Mort", Ed : Galilée, 1999, p147

 

La main de Dieu (Fresque de Sant Climent de Taull, Barcelone, vers 1123) -

Derrida, le secret

Dieu est le nom de la possibilité pour moi de garder un secret; il témoigne de cette invisible intimité à moi, autre que moi, qu'on appelle la subjectivité

Derrida, le secret
   
   
   
Derrida, le témoignage Derrida, le témoignage
               
                       

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On trouve à plusieurs reprises dans le chapitre 6 de l'Evangile de Matthieu la phrase : "Ton père qui te voit dans le secret, te le rendra". Dieu est le père qui voit le secret à l'intérieur du sujet [ses motivations intimes, dissimulées], et juge en fonction de cela. Que le sujet fasse l'aumône, qu'il prie ou qu'il jeûne, il sera toujours pénétré par la lucidité divine. Jacques Derrida propose d'entendre cette phrase différemment. Le mot "Dieu" (ton père) ne renverrait pas à une entité préexistante, toute-puissante et transcendante, mais à une possibilité dans la structure de conscience. Cette phrase dirait aussi "Je peux garder un secret qui n'est visible qu'à l'intérieur, et il y a un témoin : Dieu". Dieu est le nom qui témoigne de la possibilité de ce secret ambivalent - à la fois plus intime à moi que moi-même, et autre que moi. Pour que je puisse dire "je", il faut que ce témoin secret en moi témoigne de cette possibilité. Sans cette structure de l'intériorité invisible, il y aurait pas de subjectivité.

Il s'agit d'une structure de conscience, de parole, qui produit du sens. Cette parole n'est pas inaudible, mais invisible, c'est-à-dire soustraite aux regards de tous les autres qui ne sont pas Dieu. C'est la pensée secrète qui ouvre à la foi, à la responsabilité. Ce Dieu subjectif n'est pas celui de la religion. En moi, le témoin est secret. Il intervient par auto-affection : il m'appelle et je l'appelle, et c'est en l'appelant que je le fais exister. Je peux donc dire : "Il y a du témoin en moi", et puisqu'il est invisible, absolu, je peux aussi l'appeler Dieu, ou bien je peux dire, comme le dit Derrida, que "c'est l'histoire de Dieu et du nom de Dieu comme histoire du secret". Cette histoire du secret qui est celle de la subjectivité est aussi celle de la littérature.

 

 

CITATION : "Dès qu'il y a cette structure de conscience, d'être-avec-soi, de parler, c'est-à-dire de produire du sens invisible, dès que j'ai en moi, grâce à la parole invisible comme telle, un témoin que les autres ne voient pas, et qui est donc à la fois autre que moi et plus intime à moi que moi-même, dès que je peux garder un rapport secret avec moi et ne pas tout dire, dès qu'il y a du secret et du témoin secret en moi, et pour moi, il y a ce que j'appelle Dieu, (il y a) que j'appelle Dieu en moi, (il y a que) je m'appelle Dieu, phrase difficile à distinguer de "Dieu m'appelle", car c'est à cette condition que je m'appellle ou suis appelé en secret. Dieu est en moi, il est "moi" absolu, il est cette structure de l'intériorité invisible qu'on appelle, au sens kierkegaardien, la subjectivité" (Derrida, Donner la mort, p147).

 


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