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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Pour plus d'une déconstruction à venir                     Pour plus d'une déconstruction à venir
Sources (*) : L'œuvre de J. D., ce qui en aura été fait               L'œuvre de J. D., ce qui en aura été fait
Pierre Delain - "Croisements", Ed : Guilgal, 2004-2017, Page créée le 4 septembre 2015

[Pour plus d'une déconstruction à venir]

   
   
   
                 
                       

1. La déconstruction, toujours à venir.

La déconstruction n'est jamais présente; il ne peut y avoir de déconstruction qu'à venir. Corrélat : Il ne peut pas y avoir "la" déconstruction, mais seulement plus d'une déconstruction, plus de deux, plus de trois, etc.

 

2. Jacques Derrida, le nom propre.

La psychanalyse et la déconstruction appartiennent à un genre de tradition spécifique, caractérisé par un attachement singulier au nom de leur fondateur. Outre Sigmund Freud et Jacques Derrida, on peut citer, parmi les noms assignables à une tradition de ce genre : Heidegger, Lacan, De Gaulle, Marx, Bouddha ou Moïse. Aucune science, aucun savoir général, aucune pratique ne peut dispenser les héritiers de ces traditions de renvoyer, chacun par son propre chemin, au nom propre du "fondateur". Chaque psychanalyste s'inscrit à sa manière dans la généalogie de Freud : il partage ses rêves, son histoire intellectuelle et s'inscrit dans le prolongement des institutions fondées à Vienne. L'effet de nom propre est ineffaçable. Cet effet est encore plus net dans le cas de Jacques Derrida, car il s'est toujours méfié des institutions. Il n'a jamais distribué de bagues à ses élèves, ni créé d'association, de revue ou de maison d'édition pour la transmission de son oeuvre. S'il a envisagé la possibilité d'une autre alliance, il n'en a jamais cerné les contours concret, et n'a favorisé la constitution d'aucune communauté de disciples. Il est donc impossible d'éviter, avec lui, un rapport singulier, quelque chose comme une amitié qui ne peut faire l'économie ni du nom propre, ni de l'insu, de l'inavoué et du secret que le nom propre aura fait disparaître. Au-delà du commentaire, c'est la performativité d'une oeuvre qui est en question. Chaque lecteur ne peut se référer à lui que par signature et contre-signature, ce qui implique, pour chacun d'entre eux, une oeuvre.

 

3. Une généalogie, peut-être, mais ni génétique, ni académique.

Alors comment venir après, comment hériter, et le faut-il? La réponse derridienne est double. D'une part, il y a toujours de l'héritage, c'est inévitable; de l'autre, il faut se tenir aussi éloigné que possible des fraternités et des paternités qui fonctionnent sur un mode génétique. Mais en rester là, s'en tenir à une reprise ou une répétition de Politiques de l'amitié, ce serait renoncer à une autre injonction : trouver quelque chose comme une forme, une modalité, qui permette de s'adresser aux déconstructeurs déjà en chemin (s'il y en a) et aux déconstructeurs à venir (il est probable que les uns et les autres soient inconnus de nous). Et pour cela inventer d'autres manières de s'inscrire dans les généalogies :

- en bordure, là où les mutations commencent, par exemple celle de la philosophie;

- en excès. Son rapport à la religion, qu'on ne peut ni abolir, ni neutraliser, mais seulement excéder par une autre alliance, serait exemplaire de cette inscription. Quand il compare la langue de la déconstruction à une langue sacrée, c'est cet excès qu'il vise.

 

4. Un pari.

On ne peut enfermer la déconstruction dans aucun champ. Elle ne déconstruit pas pour déconstruire, mais toujours pour autre chose, en excès d'elle-même et en combat contre elle-même. Cet autre chose peut renvoyer à des enjeux éthiques, ou politiques, ou éthico-politiques, mais il ne faut pas non plus s'enfermer dans ces domaines bien balisés. La déconstruction peut s'engager aussi dans d'autres champs, par exemple poétique, historique ou cinématographique, des terrains peu explorés. Il n'y a jamais d'assurance. Elle peut se piéger elle-même dans l'académisme ou la répétition. Chaque fois, c'est un autre pari.

 

5. D'autres modalités d'écriture.

Dès ses premiers textes, Jacques Derrida annonçait la fin du livre. Il ne faut pas confondre cette fin avec les soubresauts actuels du livre papier. C'est une clôture au sens philosophique, la clôture de la métaphysique, qui n'annonce pas la disparition du livre mais au contraire le livre à venir, l'autre livre. Derrida a voulu expérimenter, sous les modes qui étaient possibles en son temps, ce hors livre qui annonce l'autre livre. D'autres possibilités, innombrables, s'ouvrent aujourd'hui (cf l'Orlœuvre).

Qu'en est-il de l'oeuvre à venir? Doit-on se limiter à une annonce, ou peut-on avancer autour d'elle quelques propositions, quelques principes?

 

6. Sans institution, ni association, ni enseignement.

La déconstruction après la déconstruction, c'est une affaire de lecture, pas d'enseignement.

 

 

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Propositions

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[Derrida, la déconstruction]

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[La déconstruction ne revient pas à un sujet, à un moi ou à une conscience : ça se déconstruit, c'est en déconstruction]

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De la déconstruction, il y en a toujours à l'oeuvre dans les oeuvres - elles se déconstruisent elles-mêmes

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La déconstruction ne s'"applique" jamais de l'extérieur; c'est l'expérience qu'un texte fait de lui-même, sur lui-même

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[La déconstruction s'apparente à une traduction nécessaire et impossible, interdite et imposée, dont la tâche serait de faire survivre et croître les oeuvres de la tradition]

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Si la déconstruction est toujours déjà à l'oeuvre dans l'oeuvre, il suffit de faire oeuvre de mémoire pour savoir déconstruire

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L'évolution technique (ordinateur, Internet, images de synthèse) entretient une demande de déconstruction inégalée

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Une déconstruction à venir entrerait en guerre contre elle-même, elle ouvrirait en elle un excès, un pari éthico-politique

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Appartenir sans appartenir à la communauté sans communauté des lecteurs de Derrida, c'est une expérience politique de dissidence, contre-culture, résistance

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[Sur les dé-nominations de l'oeuvre]

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[Toute déconstruction à venir est suspendue à la question du nom, de la signature]

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Il revient au nom de Derrida, au secret de son nom, de pouvoir disparaître en son nom

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[On ne peut être fidèle à la pensée derridienne qu'en bordure du logos : là où la philosophie entame sa mutation]

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[Par son oeuvre, Jacques Derrida annonce l'"oeuvre à venir"]

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Si la psychanalyse avait été reconnue comme science, Freud l'aurait payé de son nom - mais c'est comme "oeuvre" qu'elle opère, inséparable d'un effet de nom propre

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[Et si on prenait au sérieux la déconstruction?]

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L'Orloeuvre s'inscrit dans la déconstruction post-derridienne, dont nul ne sait comment elle va évoluer

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[L'irrecevable déconstruction du livre]

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[(Cinéloft) : En laissant se faire la déconstruction]

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[La déconstruction se déconstruit, c'est sa loi : jusqu'au point-limite où elle se retourne contre elle-même]

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[La déconstruction ne peut donner lieu à aucune institution ni association; on ne peut ni l'étudier, ni l'enseigner, ni la transmettre]

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Pourquoi n'existe-t-il, aujourd'hui, aucune revue derridienne en langue française?

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[Une langue de la déconstruction serait comparable à une langue sacrée - insécularisable comme l'hébreu, langue d'étude et de liturgie]

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