Derrida
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CinéAnalyse : en pleurant, implorant, qui?                     CinéAnalyse : en pleurant, implorant, qui?
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 21 octobre 2007

 

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Orlolivre : comment ne pas mourir ?

[(CinéAnalyse) : En pleurant, implorant, sans rien connaître de ce qu'on implore]

Orlolivre : comment ne pas mourir ?
   
   
   
                 
                       

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Au cinéma, on pleure, ça fait pleurer. C'est l'essence même du mélodrame : faire pleurer. On peut se demander d'où vient ce désir, ce besoin d'épanchement. Prenons un cas typique, un mélodrame par excellence, Le mirage de la vie (Douglas Sirk, 1959). C'est l'histoire d'une femme noire qui aura sacrifié sa vie pour sa maîtresse qui fait une carrière d'actrice, et pour sa fille, qui a la particularité d'avoir une peau particulièrement blanche. Alors qu'elle est restée modestement toute sa vie à sa place, une cérémonie grandiose est organisée pour ses obsèques par ses amis francs-maçons. On comprend alors l'injustice dont elle a été victime, et sa grandeur, sa bonté absolue, son désintéressement sans limite. C'est l'injustice qui fait pleurer comme si nous en étions nous-mêmes victimes. Nous implorons une réparation dont nous savons qu'elle ne viendra jamais. Nous sommes affectés par la perte absolue, le manque, la non-réponse. En pleurant, par notre compassion, nous rétablissons dans une certaine mesure (toute petite) la justice. C'est un acte de solidarité et aussi de rééquilibrage. Il en va autrement dans un film où ce n'est pas le spectateur qui pleure, mais l'acteur ou le personnage. Il peut s'agir d'un deuil, de la perte d'un autre, mais aussi de la perte de soi-même. Ainsi Charlie dans Marriage Story (Noah Baumbach, 2019) ou Adèle dans La vie d'Adèle (Abdellatif Kechiche, 2013) quand elle sombre dans la solitude. Il arrive quelque chose d'insupportable et c'est le contrôle de soi qui lâche. En pleurant, on allège le deuil le plus dur, le deuil de soi-même.

 

 

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Propositions

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Les larmes révèlent que la vérité de l'oeil humain est l'imploration plutôt que la vision

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Le mirage de la vie (Douglas Sirk, 1959) - Il faut soit sacrifier les mères pour laisser vivre les filles, soit sacrifier les filles pour que les mères puissent vivre selon leur désir

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Le rire, comme les larmes, ne peut être forcé ni figé, il doit survenir

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Marriage Story (Noah Baumbach, 2019) : les pleurs de l'homme déchu, en deuil de New York, sa culture, sa sophistication, son théâtre, son épouse et son fils

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Le film d'Abdellatif Kechiche, "La vie d'Adèle" (2013), montre une bouche-hymen qui mange, lèche, suce, jouit, parle, enseigne et pleure - sans réussir à vivre

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Notre temps pleure le concept même du politique

 


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