Derrida
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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Courbet, autoportraits                     Courbet, autoportraits
Sources (*) : C'est la main qui dessine               C'est la main qui dessine
Michael Fried - "Le réalisme de Courbet, Esthétique et origines de la peinture moderne, tome 2", Ed : Gallimard, 1993, p78

 

L'homme a la ceinture de cuir (Gustave Courbet, 1845) -

Courbet se montre vivant

Chez Courbet, les mains font sentir l'intense conviction qu'a le peintre de sa propre incarnation

Courbet se montre vivant
   
   
   
                 
                       

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Gustave Courbet s'est représenté à peu près grandeur nature, appuyé sur une table dont le bord touche presque le bord du tableau. Il regarde dans notre direction, mais ne semble pas nous voir (comme dans Le Désespéré ou l'Autoportrait au petit chien noir). L'orientation de sa tête donne l'impression que nous le regardons d'en-bas (comme dans la Sieste champêtre ou le Sculpteur). Il est absorbé dans ses pensées. Contrairement au reste du tableau, son visage et ses deux mains sont vivement éclairés. Sa main droite, un peu surdimensionnée, effleure sa joue, dans une posture bizarre qui devait être celle de la main (droite) du peintre pendant qu'il peignait ce tableau (Courbet peignait presque toujours en position assise). Elle en occupe le centre. C'est elle le foyer de la composition, tandis que l'autre main saisit vigoureusement le ceinturon qui donne son titre au tableau. Tout se passe comme si, de cette main gauche, Courbet désirait se sentir lui-même, se toucher comme entité vivante, substantielle. Autre interprétation : si la main droite le dédouble lui-même, le peintre en train de peindre, la main gauche qui tient le ceinturon est dans la même position que celle du peintre en train de tenir sa palette (on retrouve la même inversion droite/gauche de l'image spéculaire dans l'Autoportrait comme violoncelliste de 1847).

Sur la table se trouve un livre relié de cuir épais, et sur le cuir un morceau de craie.

 

 

Comme dans les autres autoportraits, le visage de l'homme est proche du spectateur. Si l'on voyait ses jambes, elles traverseraient le plan du tableau, et se trouveraient de "notre" côté, ce qui est presque le cas du livre qui déborde de la table.

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Les thèses de Michael Fried se rapprochent de celles de la phénoménologie, qu'on pourra lire ici.

 


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