| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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L'être de la photo est insituable | L'être de la photo est insituable |
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| Source (livre) : |
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| Stanley Cavell - "La projection du monde, Réflexions sur l'ontologie du cinéma", Ed : Belin, 1999, p50 | La peinture accepte le retrait du monde, tandis que la photographie maintient l'être-présent du monde en acceptant que nous en soyons absents |
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La photographie n'a jamais été en concurrence avec la peinture. A un moment donné, la quête de la mémoire du présent (selon la formule de Baudelaire) s'est scindée en deux. Deux façons de maintenir le lien avec la réalité coexistent : - par la volonté de fixer notre sentiment à nous (subjectif) d'être présents au monde : la peinture. Même quand la peinture renonce à la ressemblance, elle affirme la présence d'une subjectivité [le peintre, le spectateur, le dispositif retenu, le style, ...]. - en acceptant que, par une fabrication automatique (la photographie), la réalité puisse être présente tandis que je n'y suis pas présent. Si, dans la photo, il y a une absence de sujet, ce n'est pas par défaut de subjectivité, c'est parce que le monde photographié est passé. Mais il y a eu un monde. |
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