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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Le Grand Livre de l'Espace Vocal | Le Grand Livre de l'Espace Vocal |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Pierre Delayin - "Buées blanches sur le quai de l'Idve", Ed : Idixa.net, 1988-2008, Commencé le 3 octobre 2006 | L'espace vocal se saisit de la musique comme le dieu Pan s'approprie Syrinx : en la vidant de son être pour un faire un instrument |
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Dans les deux cas, il y a renonciation à la jouissance. De même que le dieu Pan ne peut pas jouir sexuellement de la nymphe Syrinx, mais peut en jouir comme instrument de musique, l'espace vocal renonce à la musique pour l'intégrer en lui-même comme dimension spatiale. De même que Pan n'a accès à la chair de Syrinx que sous une forme acceptable pour elle et assimilable par lui, l'espace vocal s'incorpore la sensualité en la métamorphosant. L'instrumentalisation est une sorte de sublimation. Dans le tableau de Michel Dorigny daté de 1657 qui représente ce mythe, l'accent est mis sur le récit. Pan se saisit d'une Syrinx évanescente, qui est une vraie créature féminine. La peinture moderne (du cubisme à Paul Klee) prend ses distances à l'égard de l'histoire et se propose comme fait vivant, pictural. La métamorphose de Syrinx se place dans le contenu même de la peinture, figurative (comme chez Adami, ou à peine représentée, la musique s'efface) ou non. |
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