| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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L'espace de dissémination | L'espace de dissémination |
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| Source (livre) : |
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Toute communauté est vocale | Toute communauté est vocale |
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Dick Mullison - "Ce qui se révèle quand ça arrive", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 19 août 1995 Karawane (Planche collective avec Hugo Ball en 1917, 1919-20) - |
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Dada | Une voix singulière s'extrait de l'espace vocal |
Dada |
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Dick Mullison Cliquer pour accéder à son texte |
Un des traits principaux de lespace vocal est dêtre global. Cela tient à une propriété essentielle de la voix, son caractère vibratoire : par elle-même, une vibration ne s'arrête jamais. Ce caractère se manifeste par la dimension communautaire de cet espace. Il construit une communauté spécifique dans laquelle la voix expulse les formes traditionnelles. Il fait groupe en absorbant toutes les formes de singularité. Or tout groupe est fondé sur lexclusion du tiers. Ici lexpulsion doit être vocale : sont expulsées les formes de vie qui ne répondent pas aux caractéristiques de cet espace. Lespace vocal a pour particularité de disséminer les exclusions. Il y a une infinité dexpulsions vocales, comme il y a une infinité dalephs. Lexclusion nest pas une annihilation. Toute voix peut s'exprimer, y compris la plus vraie. Mais elle ne passe pas dans l'espace, elle est inaudible pour la masse des gens. La marginalisation (voire lélimination) de la poésie dans le contexte culturel français (cest peut-être différent aux US, je ne sais pas) est un exemple de ce processus. Le travail sur le langage que fait la poésie est incompatible avec toute forme de globalisation de lespace. Il en est la négation. Dans cet univers, la poésie ne peut être que cosmique, méditative, émotionnelle. Elle peut jouer sur les mots, par sur le mot. Quelque part, la voix singulière fait retour. Mais pour conserver sa singularité, une voix doit subir un traitement qui nous fasse clairement comprendre quelle nappartient pas à lespace courant. On peut la masquer, la déguiser, la ridiculiser. On peut la positionner comme intello, étrangère, insoutenable (Artaud), etc... Les formes sont infinies (ce qui laisse, quand même, un place à la singularité), mais elles ont pour point commun lexpulsion de lespace vocal. Une voix singulière devient ridicule, volontairement ou involontairement. Cest une voix-pître, comme celle de Coluche qui grâce à cela, après sa mort, est entré dans le Panthéon National. On peut imaginer que sil nétait pas mort, sa voix naurait pas été fondatrice dans lespace médiatico-propagandiste qui nous gouverne. Le prix de sa singularité aurait été une éviction au moins partielle du champ social. |
Le fait quune voix devait payer sa singularité par une certaine forme de dégradation sociale a été assumé de façon géniale par les dadaïstes. Ils ont tellement bien compris cela que, quand ils voulaient sexprimer phonétiquement (à la manière dune voix), ils ont pris un déguisement ridicule. En 1916, à Zurich, Hugo Ball sest déguisé pour réciter un poème phonétique (ou poème abstrait) au Cabaret Voltaire. A Berlin (soirées dada de 1918), Raoul Haussmann danse ses poèmes de lettres. A partir de 1921, Schwitters profère son UrSonate. A Weimar (semble-t-il en 1922), Théo van Doesburg sest déguisé pour lire un poème phonétique. Le surréalisme ne poursuivra cette focalisation vocale que sous une forme atténuée, affaiblie. Moment fondateur de la poésie dite sonore. |
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Création
: Qylal |
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Idixa
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Dick MQiEDiss RS.ING VoixCommunauteSI.NUG ArtDadaFX.LFF V.EV.Sing Rang = NGenre = MI - IA |
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