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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Nietzsche                     Derrida, Nietzsche
Sources (*) : Derrida, le génie               Derrida, le génie
Jacques Derrida - "Séminaire 1975-76 "La vie la mort"", Ed : Seuil, 2019, p95

 

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Derrida, la métaphore

Sauver le génie, métaphore vivante de la mère, de la vie ou de la vie plus que la vie, contre la domination de la culture moyenne, telle est la métaphore en général

Derrida, la métaphore
   
   
   
Derrida- De "la vie la mort" au "pas au - delà" Derrida- De "la vie la mort" au "pas au - delà"
Derrida, la mère, la matrice               Derrida, la mère, la matrice  
Derrida, la vie, la survie                     Derrida, la vie, la survie    

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- Citations de Nietzsche sur l'art. Dans le Livre du philosophe, Nietzsche affirme que l'intention de la philosophie est la même que celle de l'art (fr. 21). La philosophie, désormais, est jugée comme une œuvre d'art (fr. 49). Le philosophe et l'artiste, mis sur le même plan, sont porteurs d'une forme supérieure de vie (fr; 25), de forces prodigieuses (fr. 27), de forces d'art inouïes (fr. 30), d'un déchaînement total (fr. 36). Aujourd'hui, pour notre monde, c'est le dernier philosophe qui montre la nécessité de l'art dominant la vie (fr. 38). La tâche du philosophe est désormais accomplie par l'art. "Du point de vue actuel une période entière de la philosophie grecque tombe aussi dans le domaine de l'art". C'est l'art qui doit tout recréer, remettre tout seul la vie au monde (fr. 39). "Nous laissons les tombes en paix : mais nous nous emparons de l'éternellement vivant" (fr. 41). "Contre le savoir nous dirigeons maintenant l'art : retour à la vie!" (fr. 43). Il faut pour cela une "toute nouvelle sorte d'artiste-philosophe capable de poser au cœur de cette brèche un chef d'œuvre" (fr. 44). Ces puissantes personnalités individuelles (fr.45), infiniment importantes (fr. 52), ce sont les génies. Ce sont eux qui transforment le monde en des images qui font frémir (fr. 56). Leur force est l'imprécision, le coup d'aile de l'imagination, le saut d'une possibilité à l'autre (fr. 60), les ressemblances, les extensions, le regard jeté sur l'avenir (fr. 61). L'humanité ne grandit qu'à travers le respect du rare, du grand (fr. 65). Dans la connaissance, l'homme n'oublie rien, mais les formes qui ont fait impression engendrent de nouvelles impressions (fr. 67), des pressentiments qui gouvernent le savant génial (fr. 68), lui font percevoir une dignité toute nouvelle (fr. 73) et l'incitent à l'acte (fr. 69). Le dernier philosophe, qui ne trouve pas son salut dans la connaissance, mais dans la création, doit oublier. "La nature le méduse, des vautours planent au-desus de lui. Et il crie à la nature : donne l'oubli! Oublier!" (fr. 85). Il est, dans son soliloque, Œdipe, le dernier homme (fr. 87), dont la voix est celle d'un mourant. "Les individus sont les ponts sur lesquels repose le devenir. Toutes les qualités ne sont originellement que des actions uniques (...). De là la possibilité de la procréation" (fr 153).

- Citations de Nietzsche sur la métaphore : "Chez le philosophe l'activité continue sous forme de métaphores" (fragment 90). "Par nature, l'homme n'est pas là pour la connaissance - la véracité (et la métaphore) a produit le penchant à la vérité. Ainsi un phénomène moral, esthétiquement généralisé, donne l'instinct intellectuel" (fr. 130). "Temps, espace et causalité ne sont que des métaphores de la connaissance par lesquelles nous interprétons les choses" (...) "Toute souffrance provoque une action, toute action une souffrance - ce sentiment le plus général est déjà une métaphore" (fr 140). "Manque de logique, mais des métaphores" (fr 146). "Il n'y a pas d'expression "intrinsèque" et pas de connaissance intrinsèque sans métaphore" (...) "Le fait de connaître est seulement le fait de travailler sur les métaphores les plus agréées" (fr. 149).

Homo Paradoksum (Vladimir Kobrin, 1989).

 

 

Dans son analyse du Livre du philosophe (1872), Jacques Derrida fait l'impasse sur la question de l'art. Seul le motif de la métaphore, développé dans le dernier tiers du livre, l'intéresse. En s'appuyant sur Nietzsche et la métaphore de Sarah Kofman (paru en 1972) et sur d'autres textes de Nietzsche, L'Avenir des établissements d'enseignement (1872) et Ecce Homo (1888), il produit une interprétation de Nietzsche, dont on peut aussi dire qu'elle est un pas au-delà de Nietzsche. La métaphore, explique-t-il, est un transport, un autobus (comme disent les grecs modernes), un autobus nommé plaisir. "Comment est-ce que ça va continuer à marcher?" demande-t-il (p86). "Je ne vais pas vous entretenir de la métaphore chez Nietzsche, d'autres l'ont fait avant moi" [Sarah Kofman]. "Je vais reproduire et sélectionner en ce lieu précis où se situe cette défaite de la métalangue" [celle qui échoue toujours à rendre compte de la métaphore], ce lieu qui se trouve être expliqué "dans sa possibilité, comme un effet de la sélection-reproduction telle qu'elle opère dans plusieurs champs", ce lieu qui "est métaphorique en ce sens qu'il est l'origine de la métaphore en général" (p87). Quel est donc ce lieu (dans le discours, dans la politique, dans l'institution, dans l'école, dans la vie, dans la biologie, etc.) ? C'est celui où le dernier homme selon Nietzsche, le dernier philosophe, oublie tout ou presque, puisque l'oubli total est impossible, et donc se trouve livré à l'agonistique du plaisir et du déplaisir. C'est un lieu de guerre, de différences de forces (p89), où les plus forts peuvent dominer mais aussi les plus faibles, ceux qui neutralisent tout par la moyenne, les pires ennemis de Nietzsche à la tête de la culture et de l'école.

C'est ainsi que Derrida amène peu à peu sa thématique. La loi, qui est la volonté de puissance, se transgresse elle-même en jouant au profit "des plus faibles". [Inversion du darwinisme dans le darwinisme : la sélection "naturelle" condamne les plus forts à la destruction, au profit des gens moyens, des plus neutres]. Ce pas au-delà de la loi, c'est un spectacle de l'inversion du désir (p92). Au-delà du désir, au-delà du principe de désir, advient le non-désir qui provoque le désir. C'est cela qui est excitant pour la vue, pour la vie. L'énigme de l'Eternel Retour, c'est que dans la lutte pour la vie, le hasard sert les faibles, c'est l'anneau qui tourne éternellement sur lui-même dont parle Nietzsche. Derrida réintroduit alors dans son texte le génie nietzschéen des conférences sur l'Avenir (p95). Nietzsche "définit le génie, cela même que doit produire ou favoriser la culture et sur lequel doit se régler l'éducation, il définit le génie comme une métaphore vivante. Métaphore vivante de quoi? Eh bien, de la vie, ou encore, autre nom de la vie, de la mère, ou de cette mère qu'est, métaphoriquement ou proprement on ne peut plus dire, l'inconscient d'un peuple. C'est cette vie, cet inconscient, ce génie, cette mère qu'il faut sauver contre l'extension de la science, du nombre d'établissements, de la mort, donc, de la science, de la conscience, des pères, etc.".

Finalement la métaphore nietzschéenne aboutit au génie "toujours unique, représentant métaphorique singulier de l'inconscient ou de la mère ou de la vie la plus vivante". Nietzsche, devenu fils unique après la mort de son père et de son frère, aurait pu s'identifier à cette place, mais qu'en est-il de Derrida ? Lui aussi, dans la position d'un écrivain c'est-à-dire d'un orphelin, privé de l'assistance de son père, dernier homme et dernier philosophe, rejette la distinction entre concept et métaphore. Il faut continuer à marcher.

 


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