Derrida
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
CinéAnalyse : métacinéma et mise en abyme                     CinéAnalyse : métacinéma et mise en abyme
Sources (*) : CinéAnalyse : en se pensant pensant le monde               CinéAnalyse : en se pensant pensant le monde
Pierre Delain - "Le cinéma sans condition", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 15 février 2019

 

-

Le cinéloft du Quai

[(CinéAnalyse) : Sous l'effet d'un métacinéma ou d'une mise en abyme du cinéma par lui-même]

Le cinéloft du Quai
   
   
   
                 
                       

Pour l'acquérir, cliquez

sur le livre

logo

 

1928.

- Le Cameraman (Buster Keaton).

Le cameraman le plus crédible (digne d'amour) est celui qui filme pour rien, sans projet ni intention. Absolument retiré du film, il laisse à l'autre la tâche de l'interpréter.

1929.

- L'homme à la caméra (Dziga Vertov).

 Vertov ajoute au jeu de la mise en abyme la thématique du travailleur-cameraman qui lui donne une signification politique.

1951.

- Traité de bave et d'éternité (Isidore Isou).

Le cinéma est un art discrépant, où sons, images, significations, etc. quoique simultanés, ne parviennent pas à s'accorder.

1963.

- Huit et demi (Federico Fellini).

La paralyse, ce temps de fermentation ou de bouillonnement qui est aussi la khôra du réalisateur.

1973.

- La nuit américaine (François Truffaut).

Le cinéma réduit à son dispositif.

1980.

- Stardust Memories (Woody Allen).

Est star celui qui peut mourir sans mourir, faire du sinéma sans faire du cinéma (la seule chose qu'il fasse vraiment, c'est des blagues).

- La mort en direct (Bertrand Tavernier).

Film polémique qui dénonce les excès en germe, depuis l'origine, dans le procédé cinématographique. L'oeil-caméra comme système d'aveuglement, qui ne fonctionne que pour mettre à mort ce qu'il filme.

1996.

- Irma Vep (Olivier Assayas).

La fabrique délirante du film.

2018.

- L'homme qui salua Don Quichotte (Terry Giliam).

2019.

- La belle époque (Nicolas Bedos).

Pour retrouver l'amour, le désir, il faut en passer par un jeu de marionnettes, une mise en abyme du désir d'un autre.

  - Lux Aeterna (Gaspar Noé).

La réalisatrice expulsée de son film par un réalisateur qui lui-même n'est pas le vrai.

---

Il y a toujours eu au cinéma, depuis ses débuts, la tentation de l'arroseur arrosé : le filmeur qui se filme, la caméra qui s'enregistre, le dispositif qui se cache en se montrant, etc. C'est une sorte de jeu pour dire : Je crois sans croire tout en croyant. Un métacinéma divertissant se met en scène, plaisante et se moque de soi. Sur un mode ironique ou provocateur, il multiplie les paradoxes. On ne distingue plus le sérieux de l'humoristique, la ruse cinéphilique de la franche comédie. Tout en exhibant un certain réalisme machinique, ces très nombreuses mises en abyme le trahissent et le déconstruisent.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Traité de bave et d'éternité (Isidore Isou, 1951) : Le cinéma est un art discrépant, où sons, images, significations, etc., quoique simultanés, ne parviennent pas à s'accorder

-

L'Homme qui tua Don Quichotte (Terry Gilliam, 2018) - ce qui, en plus d'un film, reste d'un tournage : le destin bouleversé des acteurs d'occasion

-

Huit et demi (Federico Fellini, 1963) - La paralyse - ce temps de fermentation ou de bouillonnement qui est aussi la khôra du réalisateur

-

Lux Æterna (Gaspar Noé, 2019) - Où l'on laisse à voir et entendre que tout film est fondé sur le sacrifice de la femme par des morts-vivant

-

La mort en direct (Bertrand Tavernier, 1980) ou l'œil-caméra comme système d'aveuglement, qui ne fonctionne que pour mettre à mort ce qu'il filme

-

Stardust Memories (Woody Allen, 1980) - Là où je signe, j'accepte de mourir, mais là où je ne signe pas, pour longtemps, je suis encore vivant

-

Dans l'"Homme à la caméra" (1929), Dziga Vertov met le leurre cinématographique en œuvre tout en le tenant à distance, le démontant et le déconstruisant

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

CineHantise
CineMeta

AA.BBB

CinemaParcours

CD.LDF

CineLoft

PC.LMP

MB_CineMeta

Rang = ZMetaCinemaCineloft
Genre = -