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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'aporie                     Derrida, l'aporie
Sources (*) : Derrida, la mort               Derrida, la mort
Jacques Derrida - "Apories - Mourir, s'attendre aux "limites de la vérité"", Ed : Galilée, 1996, p48

 

Anne avec une rose devant le miroir (Jozsef Koszta) -

"Je suis mort", "ma mort", signature de l'aporie

N'importe qui peut s'approprier le syntagme "ma mort", qui pourtant nomme l'irremplaçable même de la singularité absolue

"Je suis mort", "ma mort", signature de l'aporie
   
   
   
Derrida, singularité(s) Derrida, singularité(s)
               
                       

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N'importe qui peut dire "ma mort". C'est un syntagme qui circule, dont on trouve de nombreux exemples. Mais qu'est-ce que "ma mort"? Je ne peux pas le savoir. Si je parle de la mienne, c'est problématique. Comment pourrais-je la connaître? Je ne peux pas l'expérimenter en mourant à la place d'un autre, et personne ne peut mourir à ma place. Elle franchit les limites du connaissable, les limites de la vérité. "Rien n'est plus substituable et rien ne l'est moins que le syntagme "ma mort". Il s'agit toujours d'un hapax, d'un hapax legomenon, mais de ce qui ne se dit qu'une fois, chaque fois, indéfiniment une seule fois" écrit Derrida (p49). Cette expression que personne ne peut s'approprier (car je ne suis pas le seul à pouvoir dire "ma mort", n'importe qui le peut, par exemple Sénèque ou Diderot), nomme "l'irremplaçable même de la singularité absolue" que personne ne peut dire à ma place. Il en irait de même pour d'autres expressions, comme "ma naissance" ou "ma vie", voire à chaque fois que j'utilise le pronom personnel "je". Mais la particularité de la mort, c'est que ce mot-là n'a ni sens, ni référent. Il est inassignable. L'expression "ma mort" est porteuse d'une contradiction non dialectisable, une aporie. Il faudrait toujours l'écrire entre guillemets.

 

 

On s'attend toujours à la mort, elle est possible, et en même temps impossible (p127). C'est la possibilité de l'impossible, l'unicité absolue depuis laquelle se définit toute unicité (p128), le lieu aporétique de l'exception. Pour Derrida, c'est le lieu privilégié où s'effacent toutes les frontières, toutes les limites.

"Où situer le syntagme "ma mort" comme possibilité et / ou impossibilité du passage? (la barre mobile entre le et/ou, et-et, ou/et, ou/ou, est une singulière frontière, nous allons le voir, à la fois conjonctive, disjonctive ou indécidable). "Ma mort", ce syntagme qui rapporte ici le possible à l'impossible, on peut le voir clignoter comme une sorte de voyant installé à un poste de douane entre toutes les frontières que je viens de nommer : entre les cultures, les pays ou les langues, mais aussi entre les régions du savoir ou les disciplines, et enfin entre les dé-terminations conceptuelles" (Apories p51).

 


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