Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Orlolivre : À Derrida, comment ne pas répondre ?                     Orlolivre : À Derrida, comment ne pas répondre ?
Sources (*) : Le récit de l'Orloeuvre               Le récit de l'Orloeuvre
Pierre Delain - "L'irrecevable déconstruction du livre", Ed : Guilgal, 2018, Page créée le 20 mars 2017 Les récits danéliens (recueils et recueillements)

[Orlolivre : À Derrida, comment ne pas répondre ? (Une performance rue Dulne)]

Les récits danéliens (recueils et recueillements)
   
   
   
Les récits de l'incalculable Les récits de l'incalculable
Comment ne pas ... ?               Comment ne pas ... ?    
(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)                     (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)    

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Devant un texte aussi touffu, aussi complexe que celui de Jacques Derrida, on est tenté de chercher à comprendre. Que veut-il dire? Quel est le sens de ces phrases, peut-on être d'accord ou non avec lui? Mais c'est omettre que ce texte n'est pas un constat, c'est une apostrophe. S'il démontre, ce n'est pas pour enrichir le domaine des savoirs, c'est pour s'adresser à l'autre. S'il se veut rigoureux ou strict, ce n'est pas pour trouver une assurance dans un formalisme ou une rationalité supposée, c'est par respect pour la langue. On trouve dans Politique de l'Amitié (pp280-282) - ce livre organisé autour d'une apostrophe qui n'est elle-même qu'une lecture ou une traduction défectueuse d'une autre apostrophe -, un commentaire sur la distinction entre trois modalités de la réponse ou de la responsabilité : répondre à, répondre de, répondre devant. De ces trois modalités, dit Derrida, une seule est inconditionnelle : répondre à.

"Comment enchaîner la question de la réponse à la question de la responsabilité? Et pourquoi faire de l'amitié un lieu privilégié pour cette réflexion?" (PDLA p280).

On peut, reprenant cette question, s'interroger sur la possibilité d'une lecture amicale d'un texte. D'un côté, écrire, c'est se présenter devant une instance, une institution, une communauté d'autres, voire un tribunal ou une loi. La problématique du "répondre devant" est nécessairement mise en jeu. Mais d'un autre côté, s'agissant de la déconstruction, on ne peut que "répondre à" - non pas à Jacques Derrida comme tel, ni même à sa signature ou à son spectre, mais à la question, la demande, la prière, l'apostrophe, le signe ou l'appel qui déclenche le mouvement même du rapport à l'autre.

Selon Derrida, de toutes les dimensions de la responsabilité, celle du "répondre à" est la plus originelle, la plus fondamentale. Même le quant à soi le plus solitaire, lorsqu'il est question de répondre "de soi", en son nom, en tant que sujet tenu pour responsable de soi-même, n'en est qu'une modalisation. C'est et ç'aura toujours été "à l'autre" qu'on répond, à un autre éventuellement universel (comme dans le "répondre devant"), ou éventuellement singulier (l'amitié). Avant tout échange, tout discours, il aura fallu que l'appel de l'autre - son salut, son interpellation, son insistance, rende possible une toute première réponse. Il aura fallu un rapport à l'autre qui n'ait été conditionné par aucune autre détermination, aucun autre enjeu que ce rapport. C'est ce premier rapport inconditionnel que l'œuvre derridienne invite à réitérer [ce qui n'implique ni redécouverte, ni révélation, ni répétition à la manière de Freud] - étant entendu qu'il n'est pas d'itération sans altération (cf Limited Inc).

Reprenons donc notre question : comment analyser l'oeuvre derridienne sur le mode du "répondre à", qui suppose démonstration, rigueur, pensée strictement agencée, mais rien qui soit de l'ordre de l'explication ou de la compréhension? Il sera moins question de méthode que de choix des priorités, d'un privilège accordé à certaines logiques par rapport à d'autres. On ne renoncera jamais à comprendre - ce qui conduit à élaborer sur le mode du concept; mais on se donnera pour tâche première de répondre, ce qui implique la mise en oeuvre de principes. L'un et l'autre sont indissociables. Jamais on ne peut les séparer complètement, pas plus qu'on ne peut séparer l'ordre du "Quoi" de l'ordre du "Qui".

C'est ce choix du principe, le privilège du principe par rapport au concept, qui gouverne le désir d'écrire.

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Propositions

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[Comment ne pas fabriquer d'orlolivres ?]

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Retour de soutenance

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[L'irrecevable déconstruction du livre]

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Les Incalculants

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Un héritage intransmissible

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[Produire une oeuvre, c'est soutenir ce désir dont on arrête la forme]

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[Une oeuvre déliée du logocentrisme viendrait à la place du dégoûtant : irreprésentable, innommable, elle serait impossible à arrêter, même par le mot qui la désigne]

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L'assendit est un incendie : il brûle les mots

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[Et il faut laisser oeuvrer la trace]

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[Et pour répondre à l'autre, l'accueillir, s'adresser à lui, il vaut mieux oeuvrer]

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[Ce qui est engagé dans la "mise en oeuvre", toujours indécidable (paradoxe de Gödel), appartient et n'appartient pas à l'oeuvre (paradoxe de Russel)]

- Je n'ai été impliqué dans cette histoire qu'assez tard, dans des circonstances particulières et dans une position singulière. Il faudra donc que le lecteur excuse mes erreurs et mes approximations - il n'a d'ailleurs pas le choix. Mais je dois quand même dire, ne serait-ce que pour borner dans une certaine mesure ma responsabilité, que si ce récit avait été raconté par d'autres témoins, il aurait sans doute été très différent. Dire cela est une banalité, mais sur laquelle il faut, dans ce cas particulier, insister. Première raison : l'histoire n'a pas qu'un commencement, mais plusieurs. Deuxième : personne, pas même son personnage principal, ne peut la raconter dans son entièreté. Troisièmement, le récit que je raconte à la première personne ne m'est jamais arrivé directement mais toujours par des voies détournées, par le biais de conversations qui toutes (je dis bien toutes) ont eu lieu Quai de l'Idve, et n'ont par conséquent pu être retranscrites que par les scribes du lieu. Nous sommes tous scribes, direz-vous. C'est exact. Nous sommes tributaires de ces conversations, de leur nombre, de leur véracité, de la personnalité de celui ou de celle qui me les a racontées, et aussi du contexte, jamais neutre, dans lequel j'ai entendu, écouté, pris quelques notes et finalement rédigé ce qui ressemble à un discours oral. En outre, pour être très sincère, et sans que je puisse contrôler complètement cet aspect des choses, tout cela ne va pas sans une certaine émotion. Pour moi, c'est cette émotion qui est la dimension la plus étrange. Par elle, j'ai la conviction, et même la certitude, que je suis moi-même impliqué dans cette affaire.

 


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