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Derrida, le cinéma                     Derrida, le cinéma
Sources (*) : Derrida, la vie, la survie               Derrida, la vie, la survie
Jacques Derrida - "Le cinéma et ses fantômes (interview dans les Cahiers du cinéma, avril 2001)", Ed : Cahiers du Cinéma, 2001, p80

 

Shoah (Claude Lanzmann, 1985) -

CinéAnalyse : Sur la Shoah, deuil irréparable

"Shoah", le film de Lanzmann (1985) raconte ce dont on ne revient pas, la mort; en écartant tout document, toute archive, il témoigne de l'essence du cinéma en général

CinéAnalyse : Sur la Shoah, deuil irréparable
   
   
   
CinéAnalyse : en offrant aux spectres une survie CinéAnalyse : en offrant aux spectres une survie
Derrida, la Shoah               Derrida, la Shoah  
CinéAnalyse : en montrant ce dont on ne revient pas                     CinéAnalyse : en montrant ce dont on ne revient pas    

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Selon Jacques Derrida, le film Shoah illustre au mieux ce que peut être la trace au cinéma. Il refuse les images d'archive, la représentation, et privilégie le pur témoignage, la présence des témoins. Ce sont eux, les témoins, qui parlent au présent avec leur corps, leur parole, leurs gestes. Ce sont eux qui appellent les traces, le "ça a eu lieu là". Ils ont vécu ça, cela qui ne laisse pas de trace autre que celle qui survit à travers eux. Le témoignage est l'expérience de la survivance pure d'une trace dont il ne reste rien. En racontant la mort, dont on ne revient pas, les survivants ne peuvent montrer aucune trace au présent, il ne peuvent que témoigner. En l'absence de preuve, c'est une expérience de survivance absolue dont ils témoignent. Il faut croire en ce simulacre absolu. Le salut aux sans-salut, comme s'exprime Derrida, est irrécusable.

La tradition occidentale se méfie de l'image. Seuls la perception, la parole ou l'écrit sont crédibles. On sait qu'aujourd'hui, il est toujours possible de reproduire, de monter des images qui servent à l'illusion. L'image est mystérieuse, c'est une énigme qu'on peut toujours interpréter.

Shoah (Claude Lanzmann, 1985)

 

 

En refusant systématiquement les images d'archives, Lanzmann présente, sans représentation, la parole testimoniale. Cette parole des survivants, qui sont aussi des revenants, est plus forte, plus crédible, qu'un document. Ils arrivent comme des fantômes absolument singuliers (un jour, un lieu), qui racontent ce qu'on ne peut pas raconter, ce qu'ils ont vécu et qui est voué à l'oubli, auquel on ne peut pas ne pas croire. Telle est l'essence du film de Lanzmann, et aussi l'essence du cinéma en général.

L'irreprésentable est l'essence même du cinéma. L'extermination est unique, il est impossible qu'elle soit représentable. Elle n'est pas reproductible, reconstituable.

 


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