Derrida
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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Du brouillage des arts surnage le cinéma                     Du brouillage des arts surnage le cinéma
Sources (*) : Par le cinéma, tu es pensé               Par le cinéma, tu es pensé
Nina Messham - "Trop proche de la bouche", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 9 juillet 1996

 

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Comment ne pas s'en dire? (œuvrer le retrait)

[Plus les frontières des arts se brouillent, plus ils sont hantés par le cinéma - ce coeur battant des arts visuels]

Comment ne pas s'en dire? (œuvrer le retrait)
   
   
   
                 
                       

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Ça brouille. Telle est la tragédie du monde actuel, son point d'opacité. Qu'est-ce qui brouille? On aime la transparence, on aime le ciel bleu, le soleil, la chaleur, on aime les grandes baies vitrées, les vastes surfaces planes. On voit bien qu'il n'y a pas de brouillard, et pourtant, c'est brouillé. On parle de perte des repères. L'écart fondateur ne nous soutient plus et, malgré les tonnes et les quintaux de commentaires, il a englouti avec lui la cause de ce brouillage (s'il y a encore des causes). On ne sait pas pourquoi ça brouille. Le phénomène est difficile à localiser. La science ne permet pas de le clarifier, car elle contribue paradoxalement, comme tout facteur d'ordre du monde actuel, à l'entropie.

- espace : l’univers semble se déployer sans aucune orientation stable, dans un espace où les objets fabriqués se multiplient comme des fétiches, sans logique ni hiérarchie. Sur l'écran (devenu le lieu de projection privilégié de cet espace), on ne distingue plus le loin du proche, le faux du vrai, le fictif de l'authentique.

- temps : tout événement est présent, tout est actuel (présentisme). Comme dans l'heroic fantasy, le passé se confond avec le futur.

- social : dans son principe, l'égalité est absolue. Chacun s'identifie à chacun. Les différences s'effacent horizontalement (homme/femme) et verticalement (dans les généalogies ou les familles).

Ce monde était déjà celui de David (Bara, 1794) ou de Goya (Le combat contre les mamelouks, 1808-1814). Les guerres civiles impitoyables vécues directement par ces deux peintres anticipent quelques enfers modernes, en Irak ou ailleurs.

 

 

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Propositions

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[(Cinéloft) : En brouillant les limites, en perturbant les codes]

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[Les arts de la perturbation - ces pratiques qui se sont développées à la périphérie du domaine traditionnel de l'art - font reculer les limites de l'art jusqu'à les supprimer]

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La science est une puissance aveugle qui finira par détruire tout écart symbolique

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L'écran ludique est oxymorique : il unit les contraires (faux/vrai, fictif/authentique)

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En 1794, David peint Joseph Bara agonisant : jeune garçon hermaphrodite entre vie et mort, entre bien et mal, entre révolution et barbarie, il brouille toute limite

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Dans la photographie surréaliste, l'objet apparaît toujours comme un fétiche, un artefact qui se substitue au phallus, arrête le temps et dénie la différence sexuelle

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Dans les familles, il n'y a plus de places stables

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Rien ne peut justifier la violence directe, absolue et absurde de la guerre

 


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