| Le récit de l'Orloeuvre | ||||||||||||||||
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TABLE des MATIERES : |
NIVEAUX DE SENS : | ||||||||||||||||
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Rachel | Rachel |
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| Source : | |||||||||||||||||
| Betty Rojtman - "Le pardon à la lune, Essai sur le tragique biblique", Ed : Gallimard, 2001, d'après les pages 99-103 | Rachel représente la communauté d'Israël dans sa fragilité, s'appuyant sur Léa pour relever le défi à la loi |
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Les deux soeurs contribuent par leur part de chair à la réparation. Rachel est attentive à croire (témoigner), Léa affronte seule le réel. Double délégation : une lignée vulnérable qui ne récuse point celle qui prend sa place (p101). "Si je n'ai pas mérité que le monde s'édifie sur moi, puisse-t-il s'édifier, alors, sur ma soeur" (Genèse Rabba 71,8). Un assentiment dévoué au néant consent à couler pour autrui. De même, les descendants de Rachel (Joseph, Saül, Esther) sont des figures d'abstinence qui assument le risque (p103). Rachel est passeur, messager, pour qu'un avenir s'ébranle (p104). Elle se reconnaît, comme Israël, dans la fragilité de la lune. Par Rachel s'amorce l'insaisissable (p111). Alors que sa soeur Léa consolide, accomplit, elle est l'envers d'un souffle. Le fils de Léa (c'est-à-dire David, son descendant) est messie, tandis que le messie fils de Joseph sera tué. |
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