Derrida
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Croire en la beauté                     Croire en la beauté
Sources (*) :              

 

Minerve (Botticelli, 1485) -

Notes prises lors d'une conférence donnée par Jean-Luc Nancy le 10 mars 2006 à l'ENS.

La beauté est le nom de l'ouverture que parcourt un désir : le passage de la forme et du fond l'un dans l'autre

   
   
   
                 
                       

 

Une incessante tension fait différer forme et fond. L'élément de cette dissipation est la beauté. L'image dégage, diffère, désire une présence de cette préséance du fond. Ainsi l'imago (à l'origine un masque mortuaire en cire) est-elle la comparution du mort parmi nous. Dès le moment du moulage, la mimesis module la methexis (participation). La methexis de la disparition fait modèle pour la mimesis. L'image est l'effet du désir de rejoindre l'autre. Toute image est l'idée d'un désir. Avec l'image, on rentre dans un désir, un participe de la tenue (meta - lexis), de la tension, du tonos de l'image. La disposition est celle d'une tension ontologique. Vibration entre l'image et nous d'une résonance, mise en branle d'une danse.

Pour qu'il y ait plaisir, il faut autre chose que l'objet d'une représentation. C'est l'étrangeté de la peinture : elle nous fait prendre plaisir à des choses qui usuellement ne nous intéressent pas. La définition d'une image, c'est qu'on y prend du plaisir. Ce que nous nommons image est cela avec quoi nous rentrons dans un rapport de plaisir. Nous entrons dans l'attirance. Le principe du plaisir règne, sinon on tombe dans la mimesis d'idées pures, sans touche d'émotion. Dans le désir, le plaisir se précède (Vorlust = plaisir préliminaire). Plaisir de tension avant le plaisir de détente. Ce plaisir de tension ne met pas fin au plaisir. Esthétique ou érogène, pour Freud, c'est toujours la beauté, on ne peut pas les démêler. Freud lui-même s'embarrasse dans ce chiasme.

Erotique de l'image. Le plaisir de l'image n'est pas celui de la reconnaissance. Freud et Kant nous orientent vers cela, qui parlent d'un plaisir perdu. La figure façonne l'identité, l'image désire une altérité. L'image porte le désir par lequel la forme et le fond portent une tension mutuelle. Une force fait distinguer le fond des choses : que le fond devienne en tant que tel, en tant que fond, distinct. Que ce fond s'écarte des formes. Entre forme et fond, c'est un rapport de résonance.

 

 

Sous-jacent à cette analyse du rapport forme/fond (une opposition qui peut paraître éculée, à laquelle Jean-Luc Nancy redonne une nouvelle vie, une autre vie) est le concept d'auto-affection de Derrida. En témoigne cette formulation de Nancy : Le désir forme la différance, mobilisée en tant que façon dont le fond peut venir se fondre dans la forme. La distinction forme/fond n'est jamais définitive. Elle se rejoue sans cesse, menacée par le retour de la différance (avec un a) dans le fond - JL Nancy revendique ce (a).

 


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