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Dans la tradition chrétienne, la figuration de la douleur est presque une obligation théologique. Les choses ont à peine changé. Malgré les réserves de Lessing dans son texte sur le Laocoon (dont la sculpture grecque semble retenir ses cris), l'expression de la douleur reste une représentation-type, une de celles qui semble avoir remplacé la beauté, qui magnifie les corps et sublime les épreuves. L'émotion n'est pas facultative, mais obligatoire, car la souffrance est devenue la catégorie majeur de la perception du social et du politique. Pour ceux qui n'auraient pas compris, on l'écrit. |
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Propositions
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- Acknowledge the Suffering (Wawrzyniec Tokarski, 2004)
- Le Christ souffrant est une blessure dans l'image (L'homme de douleur, Albrecht Dürer, 1509-1510)
- La souffrance est devenue la catégorie majeure de la perception du social et du politique
- La grandeur du Laocoon, c'est que la douleur perceptible sur son corps ne s'exprime ni dans son attitude, ni dans son visage : il ne crie pas
- Groupe du Laocoon, copie en marbre de la deuxième moitié du 1er siècle avant J-C d'un original grec
- The Damned (Liza Lou, 2004)
- La Madone de Benthala, journaux (Hocine Zaourar, 1997)
- La Pieta du Kosovo (Georges Mérillon, 1990)
- www.jeunesviolenceecoute.fr (France, 2006)
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