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Le récit de l'Orloeuvre  

TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
La lèvre                     La lèvre
Source : Le baiser               Le baiser

La voix est suspendue aux lèvres

   
   
   
                 
                       

- Aussi distante soit-elle, la voix ne s'éloigne jamais beaucoup de la bouche, et réciproquement, pour l'être humain, la bouche ne s'éloigne jamais de la voix. Dans le baiser, les deux se rejoignent.

- Ce qu’on appelle la bouche, en général, ce sont les lèvres. Pourquoi? D’abord, les lèvres coupent. On croit souvent que ce sont les dents qui coupent, mais on se trompe. Les dents ne coupent que les bouts de viande, c’est-à-dire rien du tout. Ce sont les lèvres qui servent à couper, à couper quoi? Des mots. Nous sommes tous suspendus à cette coupure. Nous sommes tous fascinés devant le travail des lèvres qui recouvre un autre travail aussi fondamental et tout aussi coupant : celui de la langue. La langue coupe dans la substance vocale à partir du code qui est le sien, le code lingual, c’est-à-dire le système des canaux humides qui particularise le timbre d’une voix par rapport à tout autre timbre.

- Selon Boris Rybak, l'air se faufile sur la surface dorsale de la langue avec une topographie différente pour chaque son. Chaque homme a son code propre, à l'origine de l'unicité de sa voix, code qui ne s’explique pas que par les torsions de la langue. Pour comprendre la singularité de chaque voix, il faut mesurer les flux d’air humide provenant des poumons et visualiser les collines, les vallées et des canaux qui se forment à la surface de la langue. On a alors une notion du code lingual particulier à cet homme-là, à cette femme-là (à ne pas confondre avec le code linguistique).

- Aux lèvres, tout est suspendu, le passé, le présent et aussi l'avenir.

- Si la bouche féminine est sensuelle, ce n’est pas (seulement) parce qu’elle semble dissimuler dans le visage un second vagin encore plus séduisant que le premier, c’est (aussi) parce qu’elle est le siège de la voix. Or la voix ne porte le sens que parce qu’elle porte aussi la sensualité. Comme la bouche est privée de sens, il ne lui reste plus que la sensualité.

     


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PDel
VoixLevre

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