Derrida
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TABLE des MATIERES :

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Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Orlolivre : comment ne pas porter l'autre, seul ?                     Orlolivre : comment ne pas porter l'autre, seul ?
Sources (*) : Comment ne pas ... ?               Comment ne pas ... ?
Pierre Delain - "Après...", Ed : Guilgal, 2017, Page créée le 10 mars 2020 (D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)

[Orlolivre : Comment ne pas rester seul, avec toi? (il faut que je te porte)]

(D')après Derrida (ce qui s'en éparpille)
   
   
   
                 
                       

C'est un vers de Paul Celan (Die Welt ist fort, ich muss dich tragen, en français : le monde est parti, je dois te porter), le dernier vers d'un poème (Grosse glühende Wöhlbung, en français : Grande voûte incandescente), qui occupe une place assez singulière dans l'œuvre derridienne car c'est l'une des dernières phrases, peut-être la dernière, qu'il a privilégiée lors de sa dernière année de séminaire. C'est une phrase qui peut ressembler à un point final mais n'en est pas un car c'est plutôt une nouveauté, un événement situable, datable (pendant l'été 2002), une relance différente de toutes celles qui l'auront précédée car si, d'un côté, elle semble venir ramasser en elle toute l'œuvre ou tout l'œuvre, pour dire le mot au masculin comme Derrida l'a fait plus d'une fois, d'un autre côté, elle ouvre des perspectives qui n'avaient pas encore été envisagées jusqu'alors. Il y a d'abord le constat d'un sans-monde, d'une perte de monde, constat avancé et réitéré plus d'une fois dans les décennies précédentes, et dont on connaît l'actualité encore aujourd'hui, et il y a ensuite la dimension performative de cette phrase qui est difficile à analyser car elle nous affecte encore maintenant, chaque fois que nous l'énonçons. Le premier versant pourrait prolonger ce qu'on a parfois qualifié de tournant éthique dans cette œuvre, tournant qui de facto n'a jamais cessé de faire tourner les textes depuis le premier jour. Le second versant n'est pas un constat, c'est une adresse. La phrase dit un Viens ! qui hérite d'une longue tradition. Si tu portes l'autre, si tu te laisses porter par l'autre, il arrivera quelque chose - ce poids de l'altérité, comme tel, n'est pas très original. La phrase ne donne aucune précision sur ce qui arrive. On n'en sait rien et on ne peut rien en savoir - car on ne sait rien de cet autre avec lequel on doit s'associer, s'allier, vivre ensemble. La phrase dit qu'il faut la faire cette alliance, sans en rien savoir. Partant d'une effraction mortelle dans le monde, une situation apocalyptique, elle dit qu'il y a du pronom personnel, du je et du tu, à même le monde. Avant cette annonce, le monde s'effaçait dans le Quoi. L'irruption du Qui n'a rien d'automatique. Ce n'est pas un processus, c'est une déclaration qui aurait pu ne pas être émise, et qui pourrait ne pas être entendue. Pour qu'on puisse la déclarer telle, déclaration, il faut qu'elle soit signée et contresignée, ce qui ne peut pas arriver d'un coup. La phrase nous engage dans un travail, une tâche, un moment historique. Ce n'est pas elle qui réalise ce travail, c'est nous.

 

 

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Propositions

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["Die Welt ist fort, ich muss dich tragen", un événement dans la scène d'écriture derridienne (2002-2004)]

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[Il n'y a pas dans la pensée derridienne de "tournant éthique" mais des événements qui, chaque fois, interrogent autrement l'éthique et la politique]

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[Derrida, "Viens!"]

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[(CinéAnalyse) : En répondant - "Me voici!"]

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[La question apocalyptique de notre temps, c'est ce qui, sur la scène où s'en va le monde, vient faire effraction]

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[Il faut faire venir le "Viens" qui, dans les discours apocalyptiques, fait écho au "gala" hébraïque]

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[Dans l'expression "Die Welt ist fort, ich muss dich tragen" se rejoignent deux fils de la pensée derridienne : "C'est l'éthique même" (Lévinas); "Il faut nommer" (théologie négative)]

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[Un poème t'invite à porter son monde, à repenser la pensée même du monde]

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[(CinéAnalyse) : En respectant l'adage : "Il faut que je (te) (me) porte (en) (ton) monde"]

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