Derrida
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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
"Mourir vivant", un fantasme et plus                     "Mourir vivant", un fantasme et plus
Sources (*) : "Je suis mort", "ma mort", signature de l'aporie               "Je suis mort", "ma mort", signature de l'aporie
Jacques Derrida - "Séminaire "La bête et le souverain" Volume II (2002-2003)", Ed : Galilée, 2010, p188

 

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Derrida, la mort

L'autre, c'est celui qui, en tant que tel, après ma mort, pourra faire de moi et de mes restes sa chose, exerçant ainsi sa souveraineté

Derrida, la mort
   
   
   
Derrida, l'autre Derrida, l'autre
               
                       

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Jacques Derrida commence la cinquième séance du séminaire La bête et le souverain (2002-2003) par ces questions : "Qu'est-ce qu'une chose ?" "Qu'est-ce que l'autre ?" "Qu'est-ce que l'autre quand il s'agit de faire de moi, quoi ? Quelque chose. Qu'est-ce que l'autre, quand de moi il s'emploie à faire une chose ? Telle chose, par exemple une chose qui soit, tel un cadavre, à la fois une chose et autre chose qu'une chose ?" La réponse vient un peu plus loin, quand Derrida s'interroge sur ce qui arrivera quand "je serai, comme dit le peuple, parti, c'est-à-dire décédé, passé, trépassé".

Pour définir l'autre, il part de cette situation singulière où je suis mort (puisqu'il s'agit bien ici, de "je"), une situation dont je ne peux absolument rien dire. Pour répondre à la question "Qu'est-ce que l'autre ?", il faudrait donc, selon Derrida, se placer après ma mort, ma disparition, mon trépas. Je ne sais rien de ma mort, et j'en sais encore moins de ce qui arrivera quand je ne serai plus là, quand je serai "absolument sans défense, désarmé, entre leurs mains". Eux, les autres [cet autre tout autre pour moi], qui me survivent, je suis leur chose, ils feront ce qu'ils décident, ce qu'ils entendront faire souverainement. Je ne peux pas les connaître, à moins d'imaginer que, dès à présent, fantasmatiquement, je puisse mourir vivant, à moins de me laisser enterrer vif, ce qui était le fantasme d'auto-destruction de Robinson Crusoé.

Marianne, dans le film de Philippe Garrel, J'entends plus la guitare (1991) - Gérard n'aura pu faire d'elle sa chose qu'après sa mort.

 

 

Ce qui arrivera après ma mort n'a rien de naturel. Cela dépend de procédures, de procédés, de processus, de dispositifs techniques et juridiques, mais quel que soit le rituel, la pompe, cela ne dépend que des survivants, de leur survie à eux.

 


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