Derrida
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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, le secret                     Derrida, le secret
Sources (*) : Derrida, retrait, effacement               Derrida, retrait, effacement
Jacques Derrida - "Passions, "L'offrande oblique"", Ed : Galilée, 1993, p64

 

Depart pour un rendez-vous secret (Trente, vers 1400) -

Pas d'autre assurance que le témoignage d'un autre

Ce qui, dans la littérature, est digne d'être aimé passionnément, c'est ce qui, en elle, est au lieu du secret

Pas d'autre assurance que le témoignage d'un autre
   
   
   
Derrida, la littérature Derrida, la littérature
               
                       

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Ce que Jacques Derrida avoue, par rapport à la littérature, est paradoxal. D'une part, il a pour elle un goût "probablement inconditionnel" (p63) donc, si l'on comprend bien, à la fois inconditionnel et incertain, capricieux ou subjectif comme n'importe quel goût, [mais comment peut-il être inconditionnel s'il est seulement probable?]. Et d'autre part, s'il se retirait sur une île déserte, ce ne sont pas des livres de littérature qu'il emporterait, mais plutôt des livres d'histoire ou des mémoires (p64). En quoi consiste alors son goût? Ce n'est pas un goût pour la littérature comme telle, en général (les belles-lettres). Ce qu'il aime en elle (les italiques sont de lui), ce n'est ni "quelque qualité esthétique", ni "quelque source de jouissance formelle", c'est le lieu du secret - pas du secret au sens courant (celui qu'on cache), mais le secret absolu, celui qui est par essence hors d'atteinte, intraitable. Il y aurait un privilège de la littérature, celui d'abriter une crypte, un lieu introuvable, enclavé, irréductible à l'ordre commun. Ce serait cette crypte, condamnée au silence, qui susciterait sa passion. "Là serait la passion. Il n'y a pas de passion sans secret, ce secret-ci, mais pas de secret sans cette passion" (Passions p64).

Or ce qui vaut pour la littérature vaut aussi pour la philosophie. On peut la discuter, la débattre (académiquement), mais ce qui est digne d'être aimé en elle, c'est le lieu du secret. Il y a une sorte de défi dans cette façon d'affirmer cela dans un recueil de textes qui lui sont consacrés (Derrida : A critical Reader, 1991), car cela revient à dire (obliquement) à ceux qui lisent et commentent son œuvre : par la voie critique, vous n'accéderez jamais à cette passion. Mon nom disparaîtra toujours.

 

 

Or la littérature n'existe pas de toute éternité. C'est une invention moderne liée à un certain espace de liberté démocratique qui "assure en principe le droit de tout dire" (p65). Entre cette non-censure, ce droit inconditionnel, et l'inconditionnalité de son goût pour la littérature - ni jouissif, ni esthétique, il y aurait un rapport. L'axiome derridien, ce serait : Il faut que je puisse tout dire pour que mon secret soit intouchable, indicible. Sans cet axiome, son goût pour la littérature ne se transformerait pas en amour passionnel, et le titre de cet texte n'aurait pas été Passions.

 


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