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La ligature d'Isaac                     La ligature d'Isaac
Sources (*) : Derrida, la tora               Derrida, la tora
Jacques Derrida - "Donner La Mort", Ed : Galilée, 1999, p164

 

Le sacrifice d'Abraham (vitrail anonyme) -

L'héritage d'Abraham, irrévocable

L'épreuve d'Abraham porte sur sa capacité à garder un secret au moment des pires sacrifices : donner la mort à son fils, renoncer à la promesse d'avenir qui lui a été faite

L'héritage d'Abraham, irrévocable
   
   
   
Derrida, le sacrifice Derrida, le sacrifice
Derrida, prière, théologie négative               Derrida, prière, théologie négative  
Derrida, le mal radical                     Derrida, le mal radical    

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Quelle est l'épreuve d'Abraham lors du sacrifice d'Isaac? Plutôt que d'ajouter une interprétation de plus à toutes celles qui ont déjà été faites, Derrida avance ce qu'il appelle une décision de lecture, (p171), une lecture qui "serait présupposée par toute interprétation" de ce texte biblique. Les innombrables exégèses proposées jusqu'à maintenant supposeraient toutes "une expérience secrète au sujet d'un secret" (p164), un axiome absolu (p171). Cette expérience serait celle d'une impossibilité, d'une incapacité à dire... quoi? On ne peut pas le dire. En disant "Me voici", Abraham se présente devant Dieu en tête-à-tête. Il fait un serment : notre alliance est unique, absolument singulière, on ne peut ni l'expliquer, ni la justifier auprès d'autrui (si on pouvait la justifier, ce serait une question d'éthique, mais c'est une question de foi). Quand il parle à Dieu, c'est à lui-même qu'il parle, et nul autre ne peut l'entendre. C'est ce secret, dont son fils Isaac est le témoin, qui le lie à Dieu. il demande pardon pour cette fidélité, car en étant fidèle à cette foi jurée, il se rend infidèle à tout autre. Cette fidélité est en même temps un crime, le mal radical. Abraham se sent infiniment coupable, et le fait qu'un bélier ait été substitué à son fils n'y change rien. Son repentir est abyssal. Il devrait demander pardon à ceux qu'il abandonne, à Isaac auquel il est sur le point de donner la mort mais aussi à tous les autres [car par cette fidélité singulière, il leur donne la mort aussi]. Pourtant, en son for intérieur, c'est à Dieu qu'il demande pardon. Il ne sait pas pourquoi il agit ainsi, le secret est un secret pour lui-même.

 

 

Ce passage pose la question du rapport de Jacques Derrida à la langue hébraïque. Alors qu'il cite généralement les textes dans la langue du texte d'origine (par exemple Patocka en tchèque, p19, le Phédon en grec, p31, Heidegger en allemand, p65, l'Evangile de Matthieu, p122, en grec et en latin), il n'aborde le texte de l'Ancien Testament qu'en traduction, évitant de citer le mot hébreu. C'est le cas ici pour nissah (éprouver), ou encore 'ola (holocauste, sacrifice). Pourquoi, alors justement qu'il est question du silence et du secret, préserve-t-il le silence ou le secret sur cette langue-là?

 


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