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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Lévinas, le visage                     Lévinas, le visage
Les mots d'Emmanuel Lévinas               Les mots d'Emmanuel Lévinas
Maria Ramos - "Dans la langue d'E.L. et ses parages", Ed : Guilgal, 2009-2017, Page créée le 26 août 2005

 

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[Emmanuel Lévinas nomme "visage" la vulnérabilité et la nudité d'un tout autre qui m'excède infiniment]

   
   
   
                 
                       

logolevinas

 

Le mot "visage" tel que Lévinas l'utilise rompt avec les usages courants de la langue. Il ne renvoie pas ou pas seulement à une forme visible et reconnaissable (Gestalt). Il faut le lire comme un nom propre qui compose un accord nouveau, inouï, entre le fini et l'infini. Avec lui se dit la justice, telle qu'elle aura déjà été reçue avant toute révélation.

Dans le visage d'autrui, l'infini se révèle sans qu'aucun contenu dogmatique, aucune rationalité, aucune démonstration philosophique ne soient nécessaires. Son altérité pure et nue, dépouillée de toute visibilité, qualité, prédicat ou propriété effective, suffit pour que j'entre en relation avec lui. Alors la totalité se brise, l'extériorité se manifeste. Il est en même temps le révélé et le révélateur.

Nous accueillons d'abord le visage dans la douceur de la figure féminine. Il parle, il est langage et discours. Il ne resplendit pas comme une image, mais comme la production du sens. Avant toute interrogation, il est désir.

Sa nudité est dénuement, misère. Elle témoigne de sa condition d'étranger. Sa voix me met d'emblée en rapport avec un autre que je dois accueillir avec droiture et responsabilité, en reconnaissant son privilège. Par son visage, toute l'humanité me regarde, me rappelle à mes obligations et me juge. Il dépasse l'idée de l'autre en moi, et je suis mis en question.

Le visage s'exprime, et cette expression est une révélation. Dans son épiphanie, il se refuse à toute possession. On ne peut le nier, sauf par le meurtre. Il m'invite à une relation sans commune mesure avec les pouvoirs.

Son unicité d'étant prévaut sur toute généralité de l'être; il est transcendé par l'amour.

 

 

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Propositions

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L'idée de l'infini se révèle dans le visage

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La voix enseignante, hauteur dans le visage du maître, produit l'extériorité, la dimension de l'infini où la relation pacifique du langage se déploie et se met en commun

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L'altérité pure et nue du visage lévinassien, dépouillée de toute visibilité, qualité, prédicat ou propriété effective, c'est une définition spectrale du tout autre

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L'accueil du visage se produit originellement dans la douceur du visage féminin, grâce auquel l'être séparé habite en sa demeure

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L'accueil du visage est un rapport avec l'autre que je ne saurais contenir

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L'Autre se présente comme visage, dépassant l'idée de l'Autre en moi

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La nudité du visage est dénuement, misère; c'est le dépaysement d'un être qui vit sa condition d'étranger, de dépouillé et de prolétaire

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Le visage ne resplendit pas comme une forme revêtant un contenu (une image), mais comme la production du sens, la nudité du principe, derrière laquelle il n'y a plus rien

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L'expérience de la vérité n'est pas celle d'un dévoilement, mais celle d'une révélation de ce qui s'exprime : le visage, l'autre autonome

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Le visage est le corrélatif de ce qui est antérieur à toute question : le désir

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L'essentiel du langage est la coïncidence du révélateur et du révélé dans le visage d'autrui : je l'interpelle, il confirme son extériorité en m'enseignant

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Il ne peut y avoir représentation qu'à partir du langage, qui est la mise en question de moi, coextensive de la manifestation d'Autrui dans le visage

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Le visage parle, il fait sens, il est déjà discours, il manifeste la présence de l'extériorité

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Dans le langage comme présence du visage, le tiers me commande comme un maître : toute l'humanité me regarde et crie justice, me rappelle à mes obligations et me juge

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Ma responsabilité en face d'un visage me regardant comme absolument étranger constitue le fait originel de la fraternité

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L'amour, qui suppose et transcende l'épiphanie d'Autrui dans le visage, va plus loin et moins loin que le langage

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L'épiphanie du visage est une mutation par laquelle le visage s'exprime, résiste aux pouvoirs, perce sa forme sensible et instaure l'éthique

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[La justice, qui est droiture de l'accueil fait au visage, consiste à reconnaître le privilège d'autrui, sa maîtrise]

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Le visage signifie l'antériorité de l'étant sur l'être, dans l'immédiateté du face à face

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Le meurtre seul prétend à la négation totale du visage - Autrui est le seul être que je puisse vouloir tuer

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Par sa problématique du visage, Lévinas affirme la primauté de l'entendre et de l'expression, la hauteur de la parole et de la voix

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On ne peut se retirer de la solitude du "Il y a" anonyme et neutre que par la vérité impensable de l'expérience vive : rencontre du visage

 


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