Derrida
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CinéAnalyse : faire venir ce dont on ne peut rien dire                     CinéAnalyse : faire venir ce dont on ne peut rien dire
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Geminga Dorgès - "Le rien n'a pas de nom", Ed : Galgal, 2007,

 

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Il aura fallu en passer par le neir

[(CinéAnalyse) : En faisant venir ce dont on ne peut rien dire]

Il aura fallu en passer par le neir
   
   
   
                 
                       

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1957.

- Le cri (Antonioni).

Un film est organisé autour du rien qui gouverne la vie d'un personnage, Aldo. Quand Aldo finit par se suicider, Irma pousse un cri, et ce cri, dépourvu lui aussi de contenu, pourrait exemplifier les gigantesques efforts performatifs nécessaires à cette dissimulation.

 

1966.

- Persona (Ingmar Bergman).

La célèbre actrice Elisabet a, d'un seul coup, arrêté de parler. Fini le théâtre et les discours : désormais elle ne répond plus. Elle portait un masque et maintenant, c'est un tout autre masque qu'elle exhibe, celui du silence. La jeune femme qui devait s'occuper d'elle, Alma, n'arrive pas à lui faire prononcer un mot, jusqu'au moment où elle parle pour elle, elle se substitue à elle. Alors seulement Elisabet accepte de proférer un seul mot : rien. On approche de la fin du film. Les spectateurs se retrouvent dans la même position que l'enfant qui ne peut apercevoir sa mère que floutée, au-delà de l'écran, intouchable. Ils peuvent donner à Elisabet son véritable nom : rien - mais ce nom ne dit rien, ce n'est qu'un nom

 

- Masculin Féminin (Jean-Luc Godard).

 

- Andrei Roublev (Andreï Tarkovski).

 

1979.

- Stalker (Andreï Tarkovski).

Tout film est un recouvrement du rien. Qu'y a-t-il en effet derrière cette composition d'images et de sons? Plus rien qui puisse encore subsister aujourd'hui. Stalker tente de donner forme à ce vide (lieu, objet, etc.). C'est une façon de le nommer, de pointer l'index sur ce rien dont on ne connaît aucune qualité.

 

2000.

- Memento (Christopher Nolan).

C'est l'histoire d'un homme qui ne se souvenait de rien. Forcé de substituer à ce rien des tatouages ou des polaroïd, il ne trompe personne, pas même lui-même.

 

2004.

- Pont des Arts (Eugène Green).

 

2011.

- Cesena (Anna Teresa de Keersmaeker).

 

2017.

- Le goût du ciment (Ziad Kalthoum).

- L'Éloge du rien (Boris Mitić).

Boris Mitić a intitulé L'Éloge du rien le film dans lequel il donne une voix au Rien. Le Rien qui parle, avec une majuscule, n'est pas celui du titre, écrit en minuscule. Qui est ce rien qui dit je et qui passe son temps à déprécier cet autre rien qui ne dit rien, ce Quoi ? Il prétend énoncer lui-même sa propre louange, mais c'est une louange ambiguë, sceptique, ironique et désabusée. Le nom qui lui est donné (Rien) n'ouvre sur aucune autre sublimation que la beauté du film lui-même, et aussi la beauté de la voix d'Iggy Pop. C'est un rien basique, terrien, inthéologisable, un Rien déjà ruiné, qui parle depuis la ruine

 

 

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Propositions

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Persona (Ingmar Bergman, 1966) - Ce film qui se termine par "rien" déclare, au-delà de tous les simulacres, rôles ou jeux sociaux, la valeur incommensurable de ce "rien"

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Masculin Féminin (Jean-Luc Godard, 1966) : Comment mettre en scène la non-réponse de l'autre ?

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Le goût du ciment (Ziad Kalthoum, 2017) - Du vacarme de la guerre, on ne peut rien dire : elle ne répond pas

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Stalker (Andreï Tarkovski, 1979) - "Viens!" dit le lieu sans vérité, sans contenu, qui en appelle aux croyances sans les déterminer

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Par sa voix qui dit : "Je suis morte", la chanteuse fait don d'un rien qui fait renouer avec la vie (Pont des Arts, film d'Eugène Green, 2004)

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Memento (Christopher Nolan, 2000) : "Il faut que tu te souviennes, même si, dans la pure présence, tu ne peux te souvenir que de rien"

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L'Éloge du rien (Boris Mitić, 2017) - Une voix parle au nom du Rien (comme si tous les riens, la multiplicité des riens, ne pouvaient se rapporter qu'à ce Rien unique, en ruine)

 


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