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TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Personne n'est personne                     Personne n'est personne
               
Markus Monyok - "Il n'y a pas personne", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 21 juin 2006

[Même absent, personne n'est personne]

   
   
   
                 
                       

- Il y a quelqu'un, ici? - Non, personne, répond ce quelqu'un qui veut se faire passer pour rien.

Le mot est chargé d'éthique. Une personne est une fin en soi. Sa dignité appelle le respect. Elle est nécessairement singulière : même deux jumeaux ayant les mêmes gènes sont deux personnes distinctes. Ce ne sont pas les gènes qui font les personnes, mais ce qui fait la personne n'est pas qualifiable, même par consensus.

Il faut faire l'expérience d'un visage, d'un face-à-face ou d'un acte (par exemple le pardon) pour désigner la personne.

Même absente ou morte, une personne dit encore "je". C'est ainsi que se produit la transition du premier au second sens de "personne" : la voix absente, celle de personne, continue à donner des ordres. C'est de cette personne absente ou morte qu'on hérite (car nul ne peut hériter d'un vivant). Elle possède une étrange présence, différente de celle de la présence vivante privilégiée par la phénoménologie.

Les nouvelles technologies induisent de nouveaux questionnements sur la personne.

Dans certaines langues, il n'y a pas de mot pour la personne : par exemple en hébreu : on dit "je", et Elohim lui-même dit "je".

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Propositions

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Les êtres raisonnables sont appelés des personnes parce que leur nature les désigne déjà comme des fins en soi

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Considéré comme personne, l'homme possède une dignité par laquelle il force au respect de lui-même toutes les autres créatures raisonnables

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L'essence du pardon exige un face-à-face personnel qui n'engage que des singularités absolues

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On ne peut pas fonder la singularité de la personne sur l'individualité génétique, car celle-ci n'est pas le propre de l'humain

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Le "je" n'implique pas nécessairement la présence : la personne peut être absente dans "Je suis", anonyme dans "J'écris" et morte dans "Je suis vivant"

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La voix ordonnatrice n'est celle de personne

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Nul ne peut hériter d'une personne vivante

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Ce désormais indicible, ardent, distinct dans la bouche. Voix de personne, à nouveau

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Il n'y a pas de mot en hébreu pour désigner la personne au sens du droit romain

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La notion de l'embryon comme "personne humaine potentielle" ne vaut que par le consensus qu'elle permet de créer entre positions inconciliables

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Marx, comme Stirner, ne peut opposer à l'onto-théologie que le principe hyperphénoménologique de la présence de la personne vivante

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L'Internet induit un questionnement éthique ou juridique sur le droit des personnes, la vie privée, la subjectivité civile

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L'expression biblique "Ani Yhvh" exprime la crainte de toi-même dans ta partie la plus personnelle : "Crainte de ton Elohim"

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La question de la personne reste toujours ouverte d'un "qui" ou d'un "quoi" capable de dire "je"

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Le lashon hara (mauvaise langue) est le mal radical (ra beétsem) car il divise l'être et détériore la personne

     


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