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TABLE des MATIERES :

Mode d'emploi des moteurs IDIXA.

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
L'art abstrait, retrait                     L'art abstrait, retrait
Source :              
Clement Greenberg - "Art et culture, essais critiques", Ed : Macula, 1988, p125

Kandinsky a pris l'abstraction pour une fin (une question d'illustration), alors qu'elle est le moyen de réaliser impérieusement une vision

   
   
   
                 
                       

Kandinsky n'a jamais véritablement saisi la logique picturale qui guidait l'analyse cézanienne-cubiste des apparences (contrairement à Matisse). Il n'a retenu que les aspects secondaires du cubisme. Pour lui, la planéité reste négative et inerte, elle n'influe pas vraiment sur les formes et les lignes.

Greenberg ne définit pas ce qu'il appelle une vision. En quoi consiste la vision cubiste que Kandinsky n'aurait pas comprise? C'est le fait que les cubistes (comme Cézanne), travaillaient dans la tension entre la planéité de la toile (qu'ils reconnaissaient) et la représentation (qui restait leur but). C'est cette tension à laquelle Kandinsky est resté étranger. Si son abstraction est (trop) paisible, c'est parce qu'il ne se confronte pas vraiment à la question de la planéité : il dessine des objets abstraits sur la toile comme s'il dessinait des objets de la nature. A la fin de son article, Greenberg regrette, non sans cruauté, que Kandinsky ne soit pas resté un peintre figuratif : il aurait été plus à sa place.

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