Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook Le cinéma en déconstruction, suivre sur Facebook

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Cinéloft : en circulant de film à film                     Cinéloft : en circulant de film à film
Sources (*) : Le cinéloft du Quai               Le cinéloft du Quai
Prigent Romulart - "L'acte rare", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 8 mai 2018 Chaque oeuvre, unique

[(Cinéloft) : En circulant dans le monde d'un film à l'autre, d'un idiome à l'autre

Chaque oeuvre, unique
   
   
   
                 
                       

logo

Cliquer pour accťder ŗ son texte

 

On peut toujours, à partir d'un film, passer à un autre film. Partons par exemple de La Jetée (Chris Marker, 1962). Chris Marker a expliqué qu'il avait été influencé par plusieurs films : Vertigo (Hitchcock, 1958), La merveilleuse vie de Jeanne d'Arc, fille de Loraine (Marco de Gastyne, 1929) (pour le visage de femme), Traité de base et d'éternité (Isidore Isou, 1951). Ces trois films sont déjà, à eux seuls, des langages et des mondes qui pourraient nous conduire très loin. Ajoutons quelques films parmi ceux (très nombreux) que La Jetée a influencés : L'Armée des douze singes (Terry Gilliam, 1995) Les Frissons de l'angoisse (Dario Argento, 1975), The Red Spectacles (Mamoru Oshii, 1987). De nouveaux mondes s'ouvrent à nous, dans de nouveaux langages. Mais l'on peut aussi se déplacer d'acteur en acteur, de réalisateur en réalisateur, d'image en image. De fil en aiguille, comme on dit, on approchera d'autres vocabulaires, d'autres significations, d'autres univers. Le processus est analogue à celui du langage. Chaque film est un acte de nomination, dans un rapport d'indication avec ce qu'on appelle le référent. Comme dans Ready Player One (Spielberg, 2018), le virtuel ne s'y distingue pas du réel. En se projettant et en faisant sens comme cinémonde, le film rend compte de notre rapport aux réseaux, aux écrans, aux jeux.

D'autres circulations se sont mises en place autour de films plus ou moins célèbres, par exemple ceux d'Andreï Tarkovski, Stalker (1979) ou Solaris (1972), ou dans un autre genre, Un été avec Monika (Ingmar Bergman, 1953) (ne serait-ce que par les imitations de son seul regard-caméra). Ils ont en quelque sorte fabriqué un monde autour d'eux - comme s'ils tenaient à nous faire entendre que notre monde, lui aussi, est dans le film.

--------------

Propositions

--------------

-

L'essentiel du cinéma ne réside pas dans l'expressionnisme de l'image ou du montage, mais dans un langage capable de faire passer la continuité vraie de la réalité

-

Le cinéma est un système de double traduction : du monde visible à un langage de machine, et d'un langage de machine à l'écran mental du spectateur

-

Le cinéma documentaire, à la frontière entre le cinéma et l'information, est un lieu de passage, de traduction, de transformation et d'altération

-

Solaris (Andreï Tarkovski, 1972) : une allégorie de la traduction du monde en film ou du film en monde

-

Un été avec Monika (film d'Ingmar Bergman, 1953) - Un regard dans le film en appelle au-delà du film à un autre regard qui témoigne d'une alliance oto-biographique

-

Ready Player One (Steven Spielberg, 2018) - Un film ne peut se présenter comme réel, virtuel, fantastique ou autre que parce qu'il est indiciel, indicatif

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
   
 
 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Prigent
FilmsLangage

AA.BBB

CineLoft

DV.LEF

OeuvreUnique

BI.LOK

MD_FilmsLangage

Rang = QFilmLangageFilms
Genre = -