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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
On ne peut rien dire de Dieu, sauf le nom                     On ne peut rien dire de Dieu, sauf le nom
Sources (*) : Derrida, prière, théologie négative               Derrida, prière, théologie négative
Jacques Derrida - "Sauf le nom (Post-Scriptum)", Ed : Galilée, 1993, p64

 

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Derrida, le langage

Axiome : "Il n'y a que du bord dans le langage"

Derrida, le langage
   
   
   
Un triple essai sur le nom Un triple essai sur le nom
               
                       

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Cette phrase, Jacques Derrida la présente comme un axiome : "Toute l'histoire de la théologie négative, je le parie, se joue dans ce bref et léger axiome" (pp64-65). Bref et léger cet axiome, qui peut-être ne concerne pas que la théologie négative. On peut le prendre en tous cas comme point de départ, à partir duquel interpréter une autre phrase : "Ce qu'on appelle "théologie négative" dans un idiome de filiation gréco-latine, c'est un langage" (p41). Si la théologie négative peut être dite langage, c'est en cela qu'elle borde, qu'elle contourne passionnément ce lieu impossible, inaccessible, qu'elle nomme "Dieu" ou "nom de Dieu". Par le langage, y compris ce langage-là, on ne peut que rester au bord de ce lieu. En mettant à l'épreuve les limites constatives et référentielles du langage, en l'excédant, la théologie négative produit le dehors du langage. C'est sa "férence" (p60) (le mouvement ou l'acte - de langage - que produisent ses énoncés). Si le référent est "tout sauf le nom", comme l'écrit Derrida (toujours p64), c'est parce que par essence le langage est indicatif. Il nomme le monde, tout en restant au bord du monde, en-dehors du monde. La théologie négative porte à l'extrême l'essence du langage. Dans sa dimension religieuse, de salut, elle sauve le nom en gardant, par des énoncés performatifs, le vide du nom de Dieu. Elle joue sur les deux sens du mot "sauf" : exception et salut.

Le nom nomme au-delà de lui-même (p61). L'événement de la théologie négative, c'est qu'en nommant Dieu (l'innommable), elle renonce au savoir, elle marque son incompétence. Ce retrait n'est pas un abandon, c'est une exigence. "Il faut" aller vers l'impossible : vers le nom, au-delà du nom dans le nom. C'est ici qu'on revient à l'axiome, car ce débordement est celui du langage. C'est le langage qui déporte vers ce lieu impossible (le nom de Dieu), ce lieu vide. C'est le langage qui, à la fois, sauve ce nom, et sauve tout sauf le nom (p61) : en respectant le nom, il sauve la nomination et aussi la référence.

 

 

D'où cette précision : "Au bord du langage" voudrait donc dire : "au bord comme langage", dans le même et double mouvement : dérobement et débordement (p65). Le langage est toujours en défaut (dérobé), mais il continue toujours d'exiger qu'on se jette de l'autre côté du monde (par-dessus bord). Le nomination est une sentence, elle a déjà eu lieu, et elle s'impose à nous comme un post-scriptum irréductible. Il y a dans toute parole à la fois le stigmate de sa propre inadéquation (p66), et la contresignature de son excès, son hybris, sa démesure. Le bord du langage est instable, divisé, porteur d'un mouvement de dislocation. C'est un subjectile improbable qui ne fait pas un avec lui-même (pas plus que la théologie négative), dont les flèches ouvrent une trajectoire instable, imprévisible.

 


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Derrida
SaufNomDieu

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DerridaLangage

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