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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, prière, théologie négative                     Derrida, prière, théologie négative
Sources (*) : Derrida, la traduction               Derrida, la traduction
Jacques Derrida - "Sauf le nom (Post-Scriptum)", Ed : Galilée, 1993, pp38-49

 

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Les énoncés de la théologie négative, vides de toute plénitude intuitive, sont répétables, formalisables, transmissibles et, en principe, traductibles sans limite

   
   
   
               
                       

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Ce qu'on appelle aujourd'hui théologie négative remonte au 4ème siècle au moins avec Grégoire de Nysse (vers 330-390) et peut-être encore plus loin, à Platon et Plotin (215-270). On peut ensuite citer Denys l'Aéropagite, un groupe de chrétiens qui ont peut-être vécu vers 500 et ont laissé sous cette signature un ouvrage, Théologie mystique, où la voie dite apophatique est expliquée en détail. Ensuite, il faut nommer, entre autres, Thomas d'Aquin (1224-1274), Nicolas de Cues (1401-1464), Jean de la Croix (1542-1591), Jacob Boehme (1575-1624), Angelus Silesius (1624-1677), etc. Comment se fait-il, demande Derrida, que cette chaîne se prolonge jusqu'à nous et que, comme pensée ou expérience de l'impossible, elle ait toujours été partageable, qu'elle soit encore proférée du côté religieux malgré les accusations d'athéisme - et qu'aujourd'hui encore on puisse la nommer langue à venir ? Il avance cette proposition : "Ce qu'on appelle théologie négative dans un idiome de filiation gréco-latine, c'est un langage". Ce langage a pour particularité, pour essence, de mettre à l'épreuve les limites du langage en l'excédant, en se portant au-delà de lui, hors de lui. L'hypothèse derridienne, c'est que bien que nous venions après ce mouvement, cette tradition si ancienne, nous la comprenons d'emblée, nous en avons une pré-compréhension. La théologie négative ne serait pas ou pas seulement un jugement philosophique parmi d'autres qu'on pourrait analyser, déconstruire, un corpus d'énoncés logico-discursifs, mais un langage spécifique, singulier, toujours déjà là, qui aurait pour particularité de se vider et de garder ce vide (kénose du discours).

L'énoncé de théologie négative renvoie à un corpus de propositions reproductible, itérable, dont la particularité est de tendre vers rien. Toute culture peut retrouver et archiver cette forme qui vise à se passer de tout contenu, de tout signifiant idiomatique, de toute image, mythe, nom de divinité ou représentation, pour parler de soi-même. Une telle structure formelle s'expose à la contrefaçon, à la fausse monnaie, car on peut facilement lui trouver de nouveaux points d'application. Les œuvres qui obéissent à cette loi peuvent être canonisées, monumentalisées, institutionnalisées. Elles répètent des traditions transmissibles, entre maîtres et disciples. Le Dieu inconnu, au-delà de toute opposition, débordera toujours l'essence de la divinité.

 

 

Ceux qui sont pris dans ce discours de la théologie négative, maîtres et disciples, signataires et lecteurs, forment une sorte de communauté d'amis. Sans même se connaître ou s'être rencontrés, la chaîne se prolonge. Elle inclut, par exemple, les universitaires qui ont écrit dans l'ouvrage Derrida and the negative theology. Malgré les différences de culture et de contenu du discours, ils sont amis, car ils sont liés par cet ensemble d'énoncés formels qui leur préexistaient.

 


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