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Derrida, eschatologie, messianique                     Derrida, eschatologie, messianique
Sources (*) : Derrida, l'adresse               Derrida, l'adresse
Jacques Derrida - "D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie", Ed : Galilée, 1983, p83

 

Les myriades de cavaliers (Apocalypse de Jean) -

Derrida, envois, destinations

Le discours apocalyptique détraque la police des destinations, il défie la recevabilité établie des messages

Derrida, envois, destinations
   
   
   
Faire effraction dans la scène apocalyptique Faire effraction dans la scène apocalyptique
Scènes d'écriture               Scènes d'écriture  
Derrida, "Viens"                     Derrida, "Viens"    

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Depuis l'Apocalypse de Jean, les discours apocalyptiques se sont multiplés. Tous déclarent l'imminence d'un fin : la fin de l'homme, la fin du sujet, de l'histoire, de l'Occident, de la métaphysique, la fin du progrès, sans parler du marxisme, du nietzschéisme, etc. Outre la thématique de la fin ou de la catastrophe annoncée, quel est le point commun de ces discours? Y a-t-il entre eux une unité, une scène fondamentale malgré leur diversité? Qui parle? A qui celui qui parle s'adresse-t-il? Ce n'est jamais très clair. Celui qui dit "je" peut être absent, il peut citer un autre "je", une autorité, un oracle qui parle dans son dos; et celui auquel il s'adresse n'est pas déterminé non plus. C'est celui qui entend le discours, qui y croit, ou celui qui survivra à la fin annoncée. Le ton apocalyptique pourrait être l'effet d'un déraillement généralisé (Verstimmung) écrit Derrida (p67) "multipliant les voix et faisant sauter les tons, ouvrant chaque parole à la hantise de l'autre dans une polytonalité immaîtrisable, avec greffes, intrusions, parasitages. La Verstimmung généralisée, c'est la possibilité pour l'autre ton, ou le ton d'un autre, de venir à n'importe quel moment interrompre une musique familière". Il n'y a ni unité de destination, ni "identité à soi de quelque destinataire ou destinateur". C'est "le désordre ou le délire de la destination mais aussi la possibilité de toute émission" (p68). Dans cette destinerrance ou clandestination (p86), on ne sait plus qui adresse quoi à qui.

Les Myriades de cavaliers (Apocalypse de Jean, Tapisserie d'Angers, commandée vers 1375 par le duc d'Anjou).

 

 

Chaque discours apocalyptique a un ton unique, intraduisible, qui le rend irrecevable pour les autres discours - une irrecevabilité dont Derrida fait remarquer qu'elle le rapproche du féminin, le tiers exclu du logos. Avec cette division, au-delà du calculable, il fait effraction dans le discours, à moins que ce ne soit, au second degré, dans la structure apocalyptique elle-même.

On accuse le discours apocalyptique de mystagogie, d'obscurantisme [voire aujourd'hui de complotisme]. Il faut, au nom de la raison, le démystifier par l'analyse, de toutes les façons possibles. La démystification est nécessaire, mais interminable car tout discord, tout désordre peut prendre la figure d'une apocalypse - et tromper la censure.

 


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