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Derrida, christianisme, latinisation                     Derrida, christianisme, latinisation
Sources (*) : Derrida, le secret               Derrida, le secret
Jacques Derrida - "Donner La Mort", Ed : Galilée, 1999, pp138-139

 

Polyptique du Jugement Dernier (Beaune, 1446-52) -

Derrida, le sacrifice

Dans l'économie chrétienne du sacrifice, cette étrange économie du secret, un calcul infini prend la relève d'un calcul fini

Derrida, le sacrifice
   
   
   
Et il faut préférer l'incalculable, l'anéconomique Et il faut préférer l'incalculable, l'anéconomique
               
                       

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Jacques Derrida nomme économie du sacrifice cette logique où le sacrifice demandé est compensé ou récompensé dans l'autre monde. "Ton père qui te voit dans le secret te le rendra". Si tu es sûr de récupérer dans les cieux ce que tu perds ici-bas, que cette perte soit visible ou non, publique ou discrète, alors tu ne prends aucun risque. Ainsi l'Evangile : "Quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre". Ou encore : "Aimez vos ennemis, priez pour ceux qui vous persécutent". Avec cette rétribution dans le royaume des cieux, l'échange est déplacé. L'économie stricte, circulaire, mesurable, est suspendue, mais la plus-value qui s'instaure, hétérogène, sans mesure ou infiniment plus élevée, entre encore dans une économie. Si la perte est acceptable et peut-être même jouissive, c'est parce qu'on ne perd pas vraiment : on gagne un salaire plus noble.

La formule de cette économie serait : "Plus de secret, plus de secret". Les deux occurrences de "plus" étant prononcées différemment, on peut comparer cette formule au schibboleth des Ephraïmites. S'il n'y a plus de secret (sans s) pour Dieu, s'il voit tout, alors se creuse l'intériorité subjective à l'égard de tout autre, il y a plus (avec s) de secret. La logique chrétienne, c'est que si je sacrifie le secret pour Dieu (confession : il sait tout de moi), alors je peux récupérer une récompense au-delà. J'accepte de perdre ici (renoncer à la jouissance immédiate, me consoler de cette perte) pour gagner en-haut. A l'économie matérielle, sensible, finie, s'ajoute une autre économie, infinie, plus avantageuse encore (p143). Selon les chrétiens, les Juifs et les païens ne peuvent qu'en rester à la première économie, puisqu'ils ignorent l'économie infinie et dissymétrique du sacrifice (p145), la spiritualité. Mais ce calcul qui prétend se porter au-delà du calcul, ouvrir à un "rendre" incalculable pour les créatures, reste un calcul. De l'économie chrétienne du sacrifice, on ne sort pas.

 

 

Dans le Lévitique, explique Derrida (pp141-142), l'amour du prochain a une toute autre signification. Quand le texte dit : "Ne te venge ni ne garde rancune aux enfants de ton peuple, mais aime ton prochain comme toi-même : je suis l'Eternel" (Lv 19:18), il n'évoque aucune récompense pour cet amour. Il s'agit simplement de justice : "Ne prévariquez point dans l'exercice de la justice; ne montre ni ménagement au faible, ni faveur au puissant : juge ton semblable avec impartialité" (Lv 19:15). Le commandement est neutre, abstrait. Dans le politique tel qu'il est fondé par le Lévitique, la justice est un commandement sans calcul, anéconomique. Aucune rétribution infinie ne vient s'ajouter à l'exercice de la justice.

 


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