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de Jacques Derrida

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Derrida, la représentation                     Derrida, la représentation
Sources (*) : Derrida, Artaud               Derrida, Artaud
Jacques Derrida - "L'écriture et la différence", Ed : Seuil, 1967, pp343-346

 

Le theatre de Covent Garden, 1808 -

La tradition occidentale - art, théâtre, politique, théologie, philosophie - fait prévaloir la structure de la représentation, dominée par la parole d'un auteur-créateur absent

   
   
   
               
                       

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Selon Aristote, l'art ne peut être que mimesis (imitation). C'est la structure de la représentation, qui imprègne toute l'histoire de l'Occident, toute la culture occidentale : l'esthétique (peinture, sculpture et même aujourd'hui cinéma), mais aussi la politique, la religion, la philosophie, l'architecture, etc. C'est toute la scène occidentale qui est théologique :

- une volonté de parole, un logos premier gouverne et domine à distance. C'est lui qui se dit au commencement.

- l'auteur absent est armé d'un texte. Il "surveille, rassemble et commande le temps" (Derrida, p345). Ce sont ses intentions, ses idées, le contenu de ses pensées qui sont représentées.

- C'est le texte parlé, phonétique, qui assure le mouvement de la représentation, les autres formes (décors, musique, gestes, etc.) n'en étant que l'illustration. Il s'agit de transmettre un discours.

- le metteur en scène, les personnages, les interprètes sont supposés traduire les mots de l'auteur, s'effacer devant lui. Ils sont les esclaves du créateur qu'ils représentent.

- le public du spectacle (consommateurs, jouisseurs, voyeurs) est passif. Il s'efface devant les œuvres.

- la scène n'est faite que pour illustrer un discours, pour répéter un "présent" qui a déjà été, ailleurs et avant elle. Elle s'efface devant le texte, bien qu'il lui arrive parfois d'être infidèle, de le trahir.

- l'ironie de cette structure, c'est que le maître ne crée rien lui-même. Il ne fait que donner à lire.

Le théâtre de Covent Garden, 1808.

 

 

Pour Artaud, cette structure de la représentation opprime la parole authentique, celle du corps propre, du geste, de la sonorité du mot. Il faut retrouver les possibilités mystérieuses et magiques du langage de la vie, qui n'est ni celui du logos, ni celui du discours. Pour détruire la machinerie théologique du théâtre, il ne faut pas seulement proclamer la mort de Dieu, il faut effacer la répétition en général.

 


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Derrida
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