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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Lévinas, l'"à - Dieu" : l'infini, le séparé                     Lévinas, l'"à - Dieu" : l'infini, le séparé
Sources (*) : Le retrait lévinassien : passivité, gratuité               Le retrait lévinassien : passivité, gratuité
Emmanuel Lévinas - "De Dieu qui vient à l'idée", Ed : Vrin, 1982, p106

 

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En moi, l'idée de l'infini, inassumable, inenglobable, ne peut être que passivité de la conscience, plus passive que la passivité

   
   
   
               
                       

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Le mot Dieu est, dans le discours religieux, un thème dont on peut en faire l'expérience par la révélation, ou en termes d'être ou de présence immanente (la foi). Mais une telle thématisation escamote, selon Lévinas, la démesure du rapport à l'infini, qui n'est ni un rapport de savoir, ni même une relation d'angoisse, de crainte ou de tremblement, mais une "intrigue", un désir. Déjà, chez Descartes, le rapport à Dieu va jusqu'à la rupture du je pense. L'idée de Dieu dépasse toute capacité de preuve ou de compréhension, elle fait éclater la pensée. Elle renverse la présence à soi, interrompt la conscience à soi-même, l'actualité du cogito.

Pour Lévinas, Dieu ou l'idée de Dieu en moi est une relation exceptionnelle. Le moi devrait englober et comprendre l'infini; mais c'est impossible, il ne se laisse pas englober, et pourtant il (l'infini, Dieu, le tout autre) n'est pas indifférent à cette relation, il est en moi. C'est cette relation paradoxale entre la dimension inassumable de Dieu (non, il n'est pas en moi), et son inclusion (il est quand même en moi) qui conduit à la passivité. Il vient d'un coup, par surprise, je ne peux pas le recevoir ni l'assumer. Il me met dans cette disposition plus passive que la passivité. Son idée est en moi, le mot Dieu a un sens. Dès que j'ai été créé, l'idée de l'infini a été produite en moi. Trace antérieure à toute origine, venu d'un autre temps que le présent historique, il entre du dehors, traumatise, exige l'éveil, l'accueil, le resaisissement.

 

 

Le secret de la subjectivité, c'est que l'Infini n'est pas indifférent au fini. Le moi ne peut pas le comprendre par la pensée, il est désarçonné, il ne commande rien. Telle est "la condition - ou l'incondition - de la pensée" (p109). L'Infini affecte la pensée, l'appelle, la dévaste, il la met en place, mais la pensée ne peut pas l'accueillir, ni le recueillir, ni assumer sa monstruosité, ni maîtriser le traumatisme, la menace de catastrophe. Elle fait l'expérience de sa trace, sans préhension ni compréhension. Aucun fondement ne vient soutenir cette passivité qui creuse un désir sans fin d'au-delà de l'être, un désir désintéressé d'au-delà de la satisfaction.

 


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