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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, responsabilité(s)                     Derrida, responsabilité(s)
Sources (*) : Derrida, le deuil               Derrida, le deuil
Jacques Derrida - "Donner La Mort", Ed : Galilée, 1999, p25

 

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Derrida, le secret

Le secret de la responsabilité, c'est qu'elle donne la mort à des mystères plus anciens qu'elle refoule, incorpore, subordonne; elle les veille, elle en porte le deuil

Derrida, le secret
   
   
   
               
                       

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L'éthique de la responsabilité n'est pas le résultat d'une décision prise par un moi libre et souverain. Elle est le produit d'une longue histoire, la mise en jeu d'une ou de plusieurs tradition(s) qu'elle a du mal à reconnaître, à avouer, car elles sont liées à la foi et au don, elles sont indissociables de mystères qui n'ont pas disparu, qui restent encryptés dans l'expérience des temps modernes. Avec le christianisme, ces traditions ont été intériorisés. Il aura fallu un mystère, le don sacrificiel [de Jesus] pour que le christianisme sacralise ce moment terrifiant, effrayant (mysterium tremendum) où la responsabilité est intériorisée. Avec cette transition du platonisme au christianisme, naît la personne chrétienne et son secret inavoué, qui "prend la relève d'un secret hétérogène avec lequel il rompt" (p22). Cette relève peut prendre des formes diverses : subordination, incorporation, refoulement, mais le fond du mystère passé reste. La mystique se prolonge, mais non avouée, déniée. Derrida reprend à son compte le mot conversion utilisé par Patocka. Cette conversion est un revirement, une ascension - comme l'anabase de Platon, qui conduit l'âme à se tourner vers le Bien et l'intelligible. Son économie est sacrificielle : elle garde ce qu'elle abandonne.

Une lecture psychanalytique de ce processus conduit à le comparer au travail du deuil. Le secret absolu, refoulé, est associé à une figure de la mort. "Le mystère platonicien incorpore ainsi le mystère orgiaque, le mystère chrétien refoule le mystère platonicien" écrit Derrida (p26). Entre les trois mystères (orgiaque, platonicien, chrétien), un rapport secret subsiste : celui de la mort donnée [à l'ancienne tradition] dans le temps de la conversion.

 

 

Socrate, le Christ et peut-être Isaac ont accepté la mort donnée. Se suicider en se sacrifiant pour autrui, mourir pour l'autre, c'est accepter sa responsabilité. En se donnant la mort, on se rapporte à elle. Il faut apprendre à mourir pour accéder à une nouvelle immortalité, qui incorpore la précédente. C'est un travail comparable au travail du deuil. En se subordonnant le mystère orgiaque, on le contrôle, on met son secret au service d'un autre secret. La philosophie, elle aussi, est un souci de la mort. De même que l'âme, chez Platon, se retire du corps visible, se rassemble sur elle-même, fuit le corps mortel, la conscience de soi s'éveille dans le souci de la mort.

 


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