L'humain est tenté par l'artefact. C'est l'une des dimensions de la supplémentarité. Elle peut se livrer comme représentation, comme peinture, prothèse, machine ou marchandise, mais aussi écriture. Avec les media, toute information se mesure à la surface des écrans, et la vie publique se présente comme artefactualité. Ce phénomène est souvent vécu comme une tromperie ou un simulacre, mais il n'est que le prolongement du rapport usuel de l'homme à son milieu, ni bon ni mauvais.
Bien qu'étant aussi un organe, un objet naturel, la voix, vecteur privilégié du symbole, est devenue machinisable, transposable, projetable presque à l'infini. Elle se mue peu à peu en artefact. |