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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la vie, la survie                     Derrida, la vie, la survie
Sources (*) : Derrida : "la vie la mort" vs "ma vie mon œuvre"               Derrida : "la vie la mort" vs "ma vie mon œuvre"
Jacques Derrida - "Otobiographies, L'enseignement de Nietzsche et la politique du nom propre", Ed : Galilée, 1984, p69

 

Eaux d'artifice (Kenneth Anger, 1953) -

Derrida, Nietzsche

Avant "la vie / la mort", il y a "la vie / le mort", où la Vivante qui précède le mort s'allie avec lui et vient en plus, en retard, au-delà

Derrida, Nietzsche
   
   
   
Derrida, l'alliance Derrida, l'alliance
               
                       

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En général, Derrida oppose/associe la vie et la mort, sauf une fois, où c'est la vie (féminin singulier, une généralité) et le mort (masculin singulier, un mort en particulier), qui sont opposés/associés.

Citation : "Ce qui compte en fin de compte et au-delà du compte, c'est un certain pas au-delà. Je pense ici à la syntaxe sans syntaxe du pas au-delà de Blanchot : il aborde la mort dans ce que j'appellerai une dé-marche de franchissement ou de transgression impossible. (...) Un pied, et par-delà l'opposition entre la vie ou le mort, un seul pas" (Otobio p69). Il s'agit, d'après l'exergue du livre Otobiographies, publié en 1984, du texte intégral d'une conférence prononcée en français à l'Université de Virginie (Charlottesville) en 1976.

On peut comparer cette formulation avec celle du séminaire "La vie la mort" : "C'est donc plutôt que la vie ou, et/ou la mort, le pas au-delà qui compte. Lisez encore Blanchot, et la syntaxe étrange (sans syntaxe) du pas au-delà qui aborde la mort dans ce que j'appellerai une dé-marche de franchissement ou de transgression impossible" (Sem1975-LVLM p61).

Dans L'oreille de l'autre, conférence prononcée le 22 octobre 1979 et pour le reste quasiment identique au texte d'Otobiographies, c'est encore une autre formulation qui est retenue : "Un pied, et par-delà l'opposition entre la vie et/ou la mort, un seul pas" (LODLA p32).

Il est difficile d'établir la chronologie exacte d'écriture des deux publications d'Otobiographies, mais ce qui est sûr, c'est que "La vie ou le mort" n'intervient qu'une fois, c'est un hapax. Est-ce une coquille ? On peut en douter, car quelques pages plus loin, Derrida semble hésiter entre "la mort" et "le mort". Voici la citation : "Avec la langue vivante, la langue de la vivante, il doit y avoir contrat et alliance contre la mort, contre le mort" (Otobiographies p78). Et plus loin : "l'histoire, la science historique qui tue ou traite le mort, qui traite avec le mort, c'est la science du père". C'est bien avec le mort, le père mort, que la vivante, la langue maternelle, doit s'allier, en un lieu où a différance se déploie.

Entre la vie et la mort, la relation est flottante, hésitante. Il peut y avoir "ou", "et/ou". Mais s'agissant d'une alliance entre la Vivante et le mort, le "et" est exclu. Ce n'est pas l'alliance d'une conjonction, mais d'une disjonction.

Eaux d'artifice (Kenneth Anger, 1953).

 

 

La proposition ci-dessus, où je remplace l'hésitation entre "et" et "ou" par une barre, renvoie à la phrase de Nietzsche au début de Ecce homo, où il déclare : "La chance de mon existence, ce qu'elle a d'unique peut-être, tient à ce qu'elle a de fatal. Pour l'exprimer sous forme d'énigme, en tant que mon propre père, je suis déjà mort, c'est en tant que je suis ma mère que je vis encore, et vieillis. S'il est une chose qui explique cette neutralité, cette absence de parti-pris qui me caractérise en face du problème général de la vie, c'est sans doute cette double origine, - du sommet et du bas de l'échelle de la vie pour ainsi dire -, qui fait de moi un décadent et un commencement. J'ai pour les signes de montée et de déclin flair plus fin qu'homme ait jamais eu, je suis par excellence, maître en cela : je connais les deux, je suis les deux" (Œuvres complètes, tome VIII, p245).

Il n'est pas question dans cette formulation de Nietzsche de la mort en général, mais bien du père mort. Nietzsche désirerait, comme la mère (la Vivante) vieillir, ce qui renvoie pour lui à une sur-vie qui ne serait soumise ni à la mort, ni à la différence des sexes. Dans cette sur-vie, cette obséquence, il continuerait à être à la fois la mère (vivante) et le père mort.

On retrouve la même logique chez Derrida dans L'oreille de l'autre, à propos de Jean Genet : "On écrit aussi pour des morts. Peut-être pas des morts en général, comme dit Genet. Genet dit à peu près : "J'écris pour des morts, ou j'ai fait un théâtre destiné à des morts". Mais pour tel mort, et peut-être dans tout texte y a-t-il à chercher le mort ou la morte, la figure singulière de la mort à laquelle un texte est destiné, et qui signe" (LODLA pp74-75).

 


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