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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, eschatologie, messianique                     Derrida, eschatologie, messianique
Sources (*) : Derrida, "Viens"               Derrida, "Viens"
Jacques Derrida - "D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie", Ed : Galilée, 1983, p97

 

La chute de Babylone (Apocalypse de Jean, tapisserie d'Angers) -

Faire effraction dans la scène apocalyptique

Une apocalypse secrète, au ton unique, une catastrophe venue du dehors (au-delà de l'être) fait effraction dans l'apocalypse : "Viens!"

Faire effraction dans la scène apocalyptique
   
   
   
               
                       

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On peut entendre dans de nombreux textes derridiens un ton apocalyptique ou quasi-apocalyptique, des annonces qui sonnent comme des appels prophétiques ou messianiques : dislocation du logocentrisme, clôture de l'histoire de l'être, clôture de la métaphysique, fin de l'écriture, fin du livre. A ces appels s'ajoutent des citations de différentes Apocalypses. Par exemple dans Glas, on peut lire ensemble des textes au ton apocalyptique et des fragments de l'Evangile (de Jean), de l'Apocalypse [de Jean aussi, mais ce n'est pas le même], ou encore des textes de Genet [un autre Jean]. On trouve dans La Carte postale une spéculation sur le chiffre sept (comme chez Jean) - etc., on ne multipliera pas les exemples. Ces fragments coupés de textes lus, déplacés ou détraqués (selon le mot de Derrida, Verstimmung) visent-ils un discours lui-même apocalyptique? Ou bien s'agit-il d'un rire, d'une ironie, d'une filiation infidèle et critique? Derrida ne tranche pas. Prétendant lui aussi démystifier l'Apocalypse (à la suite de Kant), il ne ferme pas le livre apocalyptique, il en ouvre un autre, une autre Apocalypse pour laquelle il multiplie les formulations (voir ci-contre).

Quelle effraction? D'abord dans la langue. Elle commence par le GL de Glas, qui est aussi le "gala" hébraïque mentionné dans les premières pages de D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie. Ce GL divise les mots et autorise toujours plus d'associations, de liens plus ou moins stricts dans le texte apocalyptique. Ensuite en tant que dehors dans l'apocalypse elle-même. "Et si ce dehors de l'apocalypse était dans l'apocalypse? s'il était l'apocalypse même, cela justement qui fait effraction dans le "Viens"?" (p97). L'effraction apocalyptique passe par le "Viens", ce motif dont Derrida repère l'itération dans l'Apocalypse de Jean et qu'il reprend lui-même, à la suite de Lévinas et de Blanchot.

Ci-dessous, une illustration de l'Apocalypse de Jean (tapisserie d'Angers, vers 1375).

 

 

FORMULATIONS DERRIDIENNES DU "VIENS APOCALYPTIQUE" (UNE AUTRE APOCALYPSE, FAISANT EFFRACTION DANS L'APOCALYPSE) :

- le "Viens" apocalyptique ne s'adresse pas à une identité déterminable à l'avance. Il dérive, mais il n'est dérivable soit de rien, soit d'une origine indécidable (d'un autre sans rive) (p95)

- un désastre, une catastrophe (une catastrophe interne et externe de l'apocalypse, la catastrophe de l'apocalypse même),

- une apocalypse sans apocalypse (X sans X, mentionné comme tel p96),

- un dehors de l'apocalypse dans l'apocalypse, et aussi dans les écrits apocalyptiques - y compris dans l'Apocalypse de Jean de Patmos,

- une apocalypse sans contenu (l'apocalypse de la coupure pure?),

- une promesse et une menace,

- la différance même : une apocalypse qui ne se différencie que par le ton,

- Ce qui arrive : l'effraction du "Viens" dans l'apocalypse sans apocalypse. Le "Viens" derridien, qui obéit au "Viens" de l'Apocalypse de Jean, fait effraction dans l'apocalypse, et l'apocalypse fait effraction dans le Viens. Ce "Viens" apocalyptique est en lui-même l'apocalypse de l'apocalypse,

- il n'y a pas d'apocalypse (l'Apocalypse, c'est la fin, c'est fini). [Point final].

 


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