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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Lévinas, l'"à - Dieu" : l'infini, le séparé                     Lévinas, l'"à - Dieu" : l'infini, le séparé
Sources (*) : Le retrait lévinassien : passivité, gratuité               Le retrait lévinassien : passivité, gratuité
Emmanuel Lévinas - "De Dieu qui vient à l'idée", Ed : Vrin, 1982, pp9-13

 

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Lévinas, le désir

Le dynamisme du désir renvoie à l'"à-Dieu", pensée désintéressée, gratuite, qui pense plus qu'elle ne pense, idée de l'infini plus ancienne que la pensée du fini

Lévinas, le désir
   
   
   
               
                       

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Dans l'avant-propos de son recueil, De Dieu qui vient à l'idée, Lévinas reprend plusieurs fois ce mot, "à-Dieu", qu'il a inventé. Il ne nomme pas une intention, ni un savoir, ni un concept, mais une phénoménologie, celle qui donne un sens au mot "Dieu", "indépendamment du problème de l'existence ou de la non-existence de Dieu", écrit-il. Qu'est-ce qui fait qu'on peut entendre le mot Dieu "comme un mot signifiant"? Qu'est-ce qui fait qu'on donne une signification à ce mot extraordinaire? Comment peut-on en parler légitimement, sans porter atteinte à son infinité, altérité, nouveauté absolue, sans le ramener à un déjà-connu?

Penser à Dieu, c'est "faire écho à ce que Descartes appelait idée-de-l'infini-en-nous", une "pensée pensant au-delà de ce qu'elle est à même de contenir dans sa finitude de cogito" (Lévinas, p9). Une telle pensée ne se laisse pas réduire à l'acte de conscience d'un sujet, elle pense au-delà de ce qu'elle pense. Mais pour ouvrir à l'inconnu de ce qu'elle signifie, il faut encore, dit Lévinas, qu'elle soit passive, désintéressée. Il ne peut pas y avoir d'anticipation ni d'emprise sur l'idée de Dieu, mais passivité, dé-férence (écrit Lévinas), dévotion gratuite. L'acte de conscience, téléologique, doit être retourné "en pensée dés-inter-essée" (p11), une phénoménologie que Descartes a ignorée, car il s'intéressait aux "preuves" de l'existence de Dieu, à un savoir. C'est ici que Lévinas, dans une note, introduit l'à-Dieu, ce mot qui ne renvoie à aucun savoir mais à une "intrigue spirituelle", à une relation à l'autre homme, une responsabilité pour le prochain, l'autre, l'étranger, un mouvement sans finalité ni conscience de soi qui vise une source inconnue, un original inaccessible. Le noeud de cette intrigue du dépassement par Dieu, c'est le visage de l'autre homme.

 

 

Dans l'à-Dieu, où idée de l'infini, il y a diachronie. La pensée de l'infini, plus ancienne, ne coïncide pas avec la pensée du fini [il ne peut pas y avoir correspondance entre noèse et noème]. C'est cette dissymétrie qui délivre de tout souci de réciprocité : "j'ai à répondre d'autrui sans m'occuper de la responsabilité d'autrui à mon égard", car dans cette relation "pour-l'autre homme et par là à-Dieu" (Lévinas, p13), l'Infini se met en moi dans "l'événement prophétique de la relation au nouveau". [En d'autres termes, plus derridiens, il s'agit d'un rapport d'alliance, messianique, et non pas de connaissance].

"La phrase où Dieu vient se mêler aux mots n'est pas "Je crois en Dieu". Le discours religieux préalable à tout discours religieux n'est pas le dialogue. Il est le "me voici" dit au prochain auquel je suis livré et où j'annonce la paix, c'est-à-dire ma responsabilité pour autrui" (Lévinas, Dieu et la philosophie, dans De Dieu qui vient à l'idée, p123).

 


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